En mai 2025, neuf chefs de gouvernement de l’Union européenne - dont le nôtre - signaient une lettre ouverte dans laquelle ils reprochaient à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) d’étendre abusivement la portée de la convention européenne des droits de l’homme et ainsi d'empêcher la mise en œuvre, dans leurs pays respectifs, des politiques migratoires qu’ils jugent appropriées. "Nous croyons que l’évolution de l’interprétation de la Cour a, dans certains cas, limité notre capacité à prendre des décisions politiques dans nos propres démocraties", écrivaient-ils. En décembre 2025, ils étaient rejoints par dix-huit autres dirigeants de pays membres du Conseil de l’Europe. Ces démarches ont suscité de nombreuses réactions, en Belgique et ailleurs en Europe, au nom de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la préservation de l’ordre juridique international. Faut-il s’inquiéter d’une possible mise en cause de la protection des droits humains? Faut-il, au contraire, saluer l’affirmation de la souveraineté nationale et des procédures démocratiques contre le « gouvernement des juges »?
Intervenant.e.s :
Françoise Tulkens, Professeure émérite à l’UCLouvain et ancienne Vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme
Benjamin Bodson, Chef de cabinet adjoint de Maxime Prévot, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères
Modératrice :
Julie Ringelheim, Chercheure qualifiée au FNRS et Professeure à l'UCLouvain
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