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Natalia Bermúdez Barrezueta - The Effects of Short-Time Work Programs During Economic Shocks

espo | Louvain-la-Neuve, Mons

espo
9 September 2025

Natalia Bermúdez Barrezueta

soutiendra publiquement sa dissertation

“The Effects of Short-Time Work Programs During Economic Shocks”

pour l'obtention du grade de Doctorat en  sciences économiques et de gestion

le jeudi 2 octobre 2025 à 16 h
au LECL 61
 

Thèse réalisée sous l'accord de cotutelle et de double diplôme entre l'UCLouvain et l'UGhent

Abstract
Short-Time Work (STW) programs are social insurance schemes that subsidize temporary reductions in working hours to prevent layoffs during economic shocks. Widely used in Europe, STW aims to preserve firm–worker matches, protect job-specific human capital, and stabilize labor markets during downturns.

This thesis investigates the effectiveness of STW in preserving employment and supporting firm survival during two major economic crises: the Great Recession and the COVID-19 pandemic. By leveraging Belgium’s uniquely high take-up rates and institutional features, the analysis provides new causal evidence on the conditions under which STW succeeds or fails in preserving employment.

Chapter 1 offers a comparative institutional and literature review of STW schemes in Europe, emphasizing their complementarities with unemployment insurance, discussing firm behavioral responses that reduce program efficiency, and highlighting the importance of monitoring, co-insurance, and eligibility design to improve their effectiveness. Chapter 2 evaluates the employment effects of Belgium’s STW program during the Great Recession using an instrumental variable (IV) approach and finds that employment gains were concentrated in small manufacturing firms, while deadweight losses were prevalent in other economic sectors. Chapter 3 employs a Fuzzy Regression Discontinuity Design (RDD), exploiting a temporary reform during the COVID-19 crisis that introduced an eligibility threshold for the more generous and simplified STW scheme implemented during this period. It shows that simplified STW access increased take-up and preserved jobs in partially lockdown-affected firms, with stronger effects in white-collar-intensive firms. However, there are limited gains in lockdown-unaffected sectors, particularly for firms with a larger concentration of blue-collar workers.

Together, the findings underscore that STW’s effectiveness depends not only on the severity of shocks but also on firm characteristics, administrative design, and targeting. The thesis contributes to ongoing policy debates on labor market resilience and the optimal design of job-preserving interventions during crises.


Résumé 
Les programmes de chômage partiel (Short-Time Work, STW) sont des dispositifs d’assurance sociale qui subventionnent des réductions temporaires du temps de travail afin d’éviter les licenciements en période de chocs économiques. Largement utilisés en Europe, les dispositifs STW visent à préserver les relations d’emploi, protéger le capital humain spécifique à l’entreprise et stabiliser le marché du travail en période de récession.

Cette thèse évalue l’efficacité du chômage partiel pour préserver l’emploi et soutenir la survie des entreprises lors de deux grandes crises économiques : la Grande Récession et la pandémie de COVID-19. En exploitant les taux de recours exceptionnellement élevés et les spécificités institutionnelles de la Belgique, l’analyse apporte de nouvelles preuves causales sur les conditions dans lesquelles le dispositif STW parvient, ou non, à atteindre ses objectifs en matière de maintien de l’emploi.

Le Chapitre 1 propose une revue comparative des dispositifs STW en Europe, tant sur le plan institutionnel que dans la littérature existante. Il met en lumière leurs complémentarités avec l’assurance chômage, les comportements opportunistes des entreprises susceptibles de réduire leur efficacité, ainsi que le rôle déterminant du contrôle, de la coassurance et des critères d’éligibilité dans l’amélioration de leur performance. Le Chapitre 2 évalue les effets du STW sur l’emploi en Belgique pendant la Grande Récession à l’aide d’une approche par variables instrumentales (IV). Il montre que les gains d’emploi se concentrent dans les petites entreprises manufacturières, tandis que des pertes sèches (deadweight losses) sont observées dans d’autres secteurs économiques. Le Chapitre 3 mobilise une méthode de discontinuité régressive (Fuzzy Regression Discontinuity Design, RDD) exploitant une réforme temporaire introduite pendant la crise sanitaire, laquelle a instauré un seuil d’éligibilité au régime de chômage partiel simplifié et plus généreux. Les résultats indiquent que cet assouplissement a accru le recours au dispositif et permis de préserver des emplois dans les entreprises partiellement affectées par les confinements, avec des effets plus marqués dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre qualifiée (white-collar). En revanche, les effets dans les secteurs non directement touchés par les restrictions sanitaires sont limités, notamment dans les entreprises comptant une forte proportion de travailleurs manuels (blue-collar).

Dans l’ensemble, les résultats soulignent que l’efficacité du chômage partiel dépend non seulement de l’ampleur des chocs, mais aussi des caractéristiques des entreprises, du cadre administratif et du ciblage des aides. La thèse contribue aux débats actuels sur la résilience du marché du travail et la conception optimale des politiques de sauvegarde de l’emploi en période de crise.

Membres du jury : 
Prof. Muriel Dejemeppe (UCLouvain), promotrice et secrétaire du jury
Prof. Bart Cockx (Ghent University), promoteur
Prof. Koen Declercq (UCLouvain Sanit-Louis Bruxelles), président du jury
Prof. Sam Desiere (UCLouvain)
Prof. Pierre Cahuc (Sciences Po Paris)