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HERA Awards 2026 : les étudiant·es de l’UCLouvain brillent par leurs recherches durables

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26 March 2026 , modifié le 7 April 2026

Les HERA Awards, portés par la Fondation pour les Générations Futures, mettent chaque année à l’honneur des mémoires étudiants qui apportent des réponses concrètes aux grands défis de durabilité. Pour cette édition 2026, l’UCLouvain se distingue une nouvelle fois : parmi les 35 nommé·es issu·es de 5 universités francophones belges, elle compte 16 nommé·es et décroche 6 prix, soit près de la moitié des lauréat·es. Une reconnaissance forte pour des travaux engagés, ancrés dans le réel et porteurs de solutions pour la société, menés au sein de notre université.

Découvrez ci-dessous les lauréat·es UCLouvain et venez les applaudir à la remise de prix qui aura lieu le 14 avril à 17h30 à l’ULB ! Infos et inscriptions ici

Comment repenser la ville pour la rendre plus juste et inclusive ?
Le mémoire de Carla Schneider (LOCI, Tournai) interroge le rôle de l’architecture face aux inégalités urbaines. Son point de départ fut le drame provoqué par l’effondrement de deux immeubles situés rue d’Aubagne à Marseille, en 2018, qui avait causé la mort de 8 personnes. À partir de cet événement, elle s’est concentrée sur les quartiers Nord, marqués par la marginalisation et le manque d’équipements.
Elle en analyse les racines historiques et urbaines pour mieux comprendre ces fractures. Son projet propose une revitalisation à trois échelles : territoire, quartier et cité. À l’échelle de la ville, elle imagine un tramway pour mieux connecter ces quartiers.
Au niveau local, elle prévoit des équipements culturels, sportifs et éducatifs partagés.
Dans la Cité Kalliste, elle repense entièrement le bâti et les espaces publics. 

L’ensemble défend une architecture engagée, au service du bien-être collectif.

Ce que le jury a apprécié
Une réflexion ambitieuse et pertinente sur la fragmentation urbaine, articulant avec justesse justice sociale et transition écologique. Le jury salue également une architecture engagée, porteuse d’espoir et incarnée par un réel engagement personnel de l’autrice.

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Comment les « nudges » peuvent encourager des comportements durables

Le mémoire d’Aurélie Malacort (ESPO, Louvain-la-Neuve) explore la théorie des « nudges », ces incitations douces issues des sciences comportementales visant à orienter les choix individuels sans contrainte. À la croisée de la psychologie, de l’économie comportementale et des politiques publiques, son travail s’intéresse à leur potentiel pour encourager des comportements plus respectueux de l’environnement.

Après avoir posé les bases théoriques du nudging, elle analyse de nombreux exemples concrets, en Belgique et à l’étranger. Elle met en lumière la diversité des outils disponibles et leur efficacité variable selon les contextes. Son mémoire élargit également la réflexion à d’autres leviers de changement de comportement, au-delà du seul nudge

Ce que le jury a apprécié
Le jury a particulièrement apprécié la clarté et la qualité pédagogique du mémoire, ainsi que son ancrage dans des expériences concrètes menées en Belgique. Il souligne son approche orientée solutions et son utilité comme outil pratique pour les décideurs publics.

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Comment structurer une coopérative agricole locale, durable et viable ?

Le mémoire de Sandy Manfroy (LSM, Louvain-la-Neuve) explore la faisabilité d’un projet agricole coopératif ancré dans la région de Gembloux. Il repose sur une micro-ferme agroécologique combinée à la transformation artisanale et à la commercialisation en circuits courts de produits locaux.
L’originalité du projet réside dans la mise en réseau de producteurs situés dans un rayon de 10 km, afin de mutualiser les ressources et renforcer la valeur ajoutée locale. L’autrice propose un modèle fondé sur les principes de l’économie sociale.
Elle identifie plusieurs leviers de réussite, tels qu’une gouvernance participative, une stratégie de financement diversifiée ou encore une montée en puissance progressive.
Ce travail met en évidence le potentiel des coopératives pour renforcer la résilience des filières agricoles et répondre concrètement aux défis du secteur.

Ce que le jury a apprécié
Le jury a salué la pertinence du sujet et la vision globale proposée, ainsi que le caractère concret de l’étude de cas. Il souligne le potentiel inspirant du modèle développé pour les initiatives locales et les transitions agricoles.

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Et si les enfants participaient à la fabrication de la ville ?

Dans son mémoire, Gabriel Isnard (LOCI, Bruxelles Saint-Gilles) explore la participation des enfants comme levier de gouvernance urbaine et de durabilité. Il analyse d’abord leur place dans l’espace public et les critères d’une ville adaptée à leurs besoins.
Il met ensuite en œuvre une démarche d’urbanisme participatif avec des élèves de 8 à 12 ans à Saint-Gilles. À travers des ateliers créatifs, les enfants imaginent un quartier scolaire structuré autour de cinq rues thématiques.
L’auteur traduit cet imaginaire en un cahier des charges concret et durable. Sa méthodologie vise à être reproductible et à inspirer d’autres projets de co-construction urbaine avec les enfants.
Le travail propose ainsi une approche innovante pour repenser la ville à hauteur d’enfant.

Ce que le jury a apprécié
Le jury a salué la qualité formelle du mémoire, la clarté de sa méthodologie et son potentiel de réplicabilité. Il souligne l’intérêt d’une approche participative qui intègre les enfants comme acteurs légitimes de la ville.

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Les Indications Géographiques sont-elles vraiment un levier de durabilité au Sud ?

Dans son mémoire, Lola Keppenne (Faculté des bioingénieurs, Louvain-la-Neuve) analyse l’efficacité des Indications Géographiques (IG) comme outil de durabilité dans les pays du Sud. Son étude porte sur la région du sud de Bahia, au Brésil, reconnue pour ses plantations de cacao certifiées IG.
Elle compare des exploitations certifiées et non certifiées à partir d’une méthodologie variée mêlant enquêtes de terrain, analyses économiques et observations écologiques.
Ses résultats montrent que les IG restent difficilement accessibles aux petit·es producteur·ices et que leurs impacts environnementaux demeurent limités dans leur forme actuelle.
L’autrice formule plusieurs recommandations, notamment un renforcement du soutien public et du rôle des coopératives. Son travail propose ainsi une analyse critique et nuancée de ces certifications.

Ce que le jury a apprécié
Le jury a salué la qualité académique du mémoire et son approche systémique des enjeux de durabilité. Il souligne également sa méthodologie critique et son potentiel d’application à d’autres filières agroalimentaires.

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Face aux PFAS, quels recours juridiques pour les citoyen·nes ?

Le mémoire de Zoé Lecouvet (Faculté de droit et de criminologie, Louvain-la-Neuve) analyse la possibilité pour un·e citoyen·ne d’obtenir réparation d’un dommage lié à une exposition aux PFAS via le droit de la responsabilité civile.
Elle dresse d’abord un état des lieux des normes en vigueur en Wallonie et en Europe. Elle examine ensuite les conditions nécessaires à une action en justice (faute, dommage et lien de causalité) appliquées à ce type de pollution.
Son travail montre que des leviers juridiques existent bel et bien pour les citoyen·nes. Il met également en évidence l’évolution du droit vers une fonction plus préventive.
En soulignant la responsabilisation accrue des entreprises et des autorités publiques, ce mémoire apporte un éclairage concret sur les outils juridiques mobilisables face à ces pollutions. 

Ce que le jury a apprécié
Le jury a salué la grande clarté et la rigueur de l’analyse juridique, ainsi que la capacité à rendre accessibles des notions complexes. Il souligne aussi la portée concrète du travail, utile tant pour les praticien·nes du droit que pour les citoyen·nes concerné·es.

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