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Soutenir la recherche, c’est façonner demain : focus sur les vidéos Eureka du FNRS

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21 April 2026

Les vidéos Eureka du FNRS proposent de découvrir la recherche autrement, à travers la voix directe de celles et ceux qui la font avancer. En quelques minutes, des chercheur·es de l’UCLouvain expliquent leurs travaux de manière simple et concrète, en montrant comment leurs recherches répondent à des questions très actuelles : mieux comprendre des maladies complexes, anticiper les effets du changement climatique ou améliorer les traitements médicaux.

Le format Eureka du FNRS met surtout en lumière un point essentiel : derrière chaque découverte, il y a une recherche longue, exigeante, mais profondément utile. Les témoignages montrent aussi que ces avancées ne sont possibles que grâce au soutien à la recherche, sans lequel de nombreux projets ne pourraient pas exister. L’objectif est donc autant de vulgariser la recherche que de rappeler son importance concrète dans notre quotidien et pour l’avenir.

Voici quelques vidéos mettant en lumière des chercheur·es de l’UCLouvain :

Annabelle Decottignies, directrice de recherche FNRS en cancérologie à l’UCLouvain (Institut de Duve), explore un élément clé de nos cellules : les télomères. Ces petites “capsules” aux extrémités des chromosomes protègent notre ADN et permettent aux cellules de se diviser. En étudiant les cancers pédiatriques, elle met en évidence que les télomères des cellules cancéreuses chez l’enfant sont différents de ceux des cellules saines. Une découverte prometteuse qui pourrait permettre de concevoir des traitements plus ciblés, capables d’attaquer la tumeur tout en préservant le reste de l’organisme. L’enjeu est de taille : si environ 85 % des enfants survivent à 5 ans, près de 40 % gardent des séquelles liées à des traitements encore trop agressifs pour les cellules saines.

Ses recherches visent donc à développer des thérapies plus précises et moins toxiques, afin d’améliorer la qualité de vie après guérison. Mais ces avancées reposent fortement sur le financement de la recherche, notamment par des organismes comme le FNRS, indispensables pour transformer ces découvertes en traitements concrets.

François Massonnet, chercheur FNRS en climatologie à l’UCLouvain, travaille sur les modèles climatiques, des outils qui permettent de mieux comprendre et anticiper l’évolution du climat. Il s’intéresse particulièrement à l’Arctique et à la banquise, cette fine couche de glace au pôle Nord. Ses recherches montrent que la banquise estivale pourrait disparaître complètement d’ici 2035.

Ces résultats sont essentiels pour alerter à la fois les décideurs politiques et le grand public, car l’Arctique, souvent perçu comme lointain, devient une région stratégique majeure au niveau mondial. Au-delà des enjeux climatiques, sa transformation pourrait entraîner des conséquences géopolitiques importantes.

Enfin, il met en garde contre l’évolution du financement de la recherche, de plus en plus orienté vers le secteur privé, ce qui pourrait influencer les objectifs scientifiques. Il souligne donc l’importance de soutenir une recherche publique indépendante pour mieux comprendre et répondre aux défis du changement climatique.

Nicolas Lanthier, chercheur clinicien FNRS à l’UCLouvain et chef de clinique aux Cliniques universitaires Saint-Luc, partage son temps entre l’hôpital et la recherche, un double rôle qui lui permet d’étudier directement des problématiques rencontrées chez ses patients. Il se concentre sur la stéatose hépatique, une maladie très fréquente (environ 30 % de la population belge) caractérisée par une accumulation de graisse dans le foie, liée notamment à l’alimentation, à la sédentarité et à des facteurs génétiques.

Longtemps considérée comme bénigne, cette pathologie peut pourtant évoluer vers des complications graves, comme l’inflammation du foie, la fibrose, voire la cirrhose, et joue un rôle important dans le développement du diabète de type 2. Ses recherches visent à mieux comprendre les mécanismes en jeu, notamment les interactions entre le foie et d’autres organes, afin d’identifier de nouvelles cibles pour améliorer le diagnostic et développer des traitements plus efficaces.

Ses travaux, reconnus notamment par un prix de la fondation AstraZeneca en 2024, illustrent l’importance du lien entre recherche et pratique clinique, ainsi que le rôle essentiel du financement pour faire progresser la compréhension et la prise en charge de maladies qui touchent une grande partie de la population.