Le lac de LLN se met au vert
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Le lac de LLN fait l’objet d’une mise en assec tous les 5 ans. Depuis novembre 2025, il a été partiellement vidé afin de permettre une régénération naturelle du sol. Après plusieurs mois d’assèchement, les graines présentes dans les sédiments ont germé et une végétation caractéristique des milieux humides s’est développée. « La majorité de ces graines étaient déjà présentes dans les vases avant la mise en assec », explique Thibaut Thyrion, garde forestier de l’UCLouvain. « Il s’agit principalement de plantes aquatiques ou adaptées aux zones humides. D’autres graines peuvent également être apportées par les eaux pluviales ou par les oiseaux, ce qui explique parfois l’apparition d’espèces plus inattendues, telles que des plants de tomates. »
L’objectif ? L’UCLouvain vise la minéralisation du sol afin d’améliorer, à terme, la qualité de l’eau. « Grâce à l’action combinée de la végétation, de l’air et des micro-organismes, les plantes contribuent à la transformation progressive de la matière organique accumulée dans les vases. Elles favorisent ainsi l’amélioration de la qualité écologique du site. »
La suite ? Après l’assèchement et le retrait des déchets, l’UCLouvain prévoit des opérations de fauche de la végétation ; des travaux d’amélioration de la zone écologique adjacente au lac ; des actions de lutte contre certaines espèces invasives présentes sur le site. La mise en assec est prévue pour une durée d’un an. « En novembre 2026, les vannes seront refermées. Le remplissage du lac dépendra ensuite essentiellement de la météo et des précipitations. »
Via ces actions visant à améliorer la qualité de l’eau, l’UCLouvain rappelle que, en tant que bassin d’orage, le lac reçoit les eaux pluviales provenant de l’environnement urbain, soit des avaloirs situés dans les rues de LLN. La propreté du site est donc dépendante des gestes de toutes et tous : « les produits (peintures ou huiles ou eaux de nettoyage) ou déchets déversés dans ces avaloirs rejoignent directement le lac. L’amélioration durable de la qualité de l’eau passe donc aussi par une sensibilisation de chacun∙e à ces enjeux. »
Des analyses des sédiments ont été réalisées afin d’évaluer leur composition et leur niveau éventuel de contamination. Ces résultats permettront de vérifier l’efficacité des processus naturels engagés pendant l’assec et d’identifier, si nécessaire, d’éventuelles mesures complémentaires pour garantir le respect des exigences environnementales.