Faire de l’incertitude une ressource : l’Happenstance Learning Theory
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D’abord, les outils d’orientation ne sont pas prescriptifs : ils doivent soutenir un processus d’exploration et de connaissance de soi. Ce sont des médiateurs de réflexion plutôt que des instruments de décision.
Ensuite, l’objectif central est le renforcement du pouvoir d’agir des personnes accompagnées. Il s’agit de développer leur capacité à initier des actions, à tester des hypothèses et à apprendre de leurs expériences.
Troisièmement, l’exploration active est considérée comme un moteur essentiel : c’est dans l’action que des opportunités émergent. Afin de soutenir cette exploration, cinq compétences sont à développer (voir point suivant).
Enfin, l’efficacité d’un accompagnement se mesure aux actions concrètes entreprises après celui-ci. Comme le souligne Krumboltz : « Lorsque l’on est dans l’action, des choses inattendues arrivent. Si l’on ne fait rien, rien ne se passe. »
La curiosité : explorer activement de nouvelles pistes, s’exposer à des environnements inconnus, multiplier les sources d’information.
La persévérance : maintenir l’engagement malgré les obstacles, intégrer les échecs comme des étapes d’apprentissage.
La flexibilité : ajuster ses représentations, ses objectifs et ses stratégies en fonction des retours du réel.
L’optimisme : considérer l’incertitude non comme une menace mais comme un espace de possibles.
La prise de risque : oser agir sans garantie de résultat, accepter une part d’inconfort dans l’expérimentation.
Cartographier plusieurs pistes inattendues à partir d’un centre d’intérêt, afin d’élargir le champ des possibles.
Travailler les récits d’échec pour en extraire les apprentissages associés.
Questionner les scénarios uniques (« et si ce plan ne fonctionnait pas ? ») pour ouvrir des alternatives.
Identifier des opportunités réelles dans l’environnement proche (rencontres, stages, immersions).
Découper les actions en étapes à faible enjeu, facilitant le passage à l’action et limitant la peur de l’erreur.