Soutenance publique de thèse doctorale : Florence DRAGUET
ther | Louvain-la-Neuve
Madame Florence DRAGUET, présentera sa dissertation doctorale pour l’obtention du grade de doctorat en théologie et la soutiendra publiquement le lundi 24 août à 10h30 dans l’auditoire DESC 85, Grand-Place, 45 à Louvain-la-Neuve.
Le jury est composé de MM. les professeur·es
- Geert Van Oyen, président
- Régis Burnet, promoteur
- Mariel Mazzocco,co-promotrice(UNIGE)
- Jean-Marie Auwers, secrétaire
- Valérie Nicolet (Université d'Umeå en Suède)
- Daniela Solgaroli Camillocci (UNIGE)
La « Vigne et les sarments » dans l’histoire des lectures. Quand des femmes et des hommes commentent Jn 15,1-17
Ce travail de recherche étudie la réception de la péricope de la Vigne et des sarments (Jn 15,1-17) à travers les lectures de trois autrices appartenant à des époques et à des contextes différents : Catherine de Sienne (1347-1380), Jeanne-Marie Guyon (1648-1717) et Adrienne von Speyr (1902-1967). Leurs interprétations sont mises en regard de celles de plusieurs auteurs représentatifs des mêmes périodes, afin de faire apparaître à la fois des continuités, des convergences et d’éventuels déplacements. La recherche s’inscrit dans le champ de l’histoire des lectures (histoire de la réception), en intégrant les apports de l’herméneutique située et des études de genre. Elle ne postule pas une manière spécifiquement féminine de lire la Bible ; elle examine plutôt comment le genre, articulé à d’autres facteurs tels que l’époque, la position sociale, le statut ecclésial, la formation, la spiritualité et l’expérience personnelle, peut influer sur les conditions dans lesquelles un texte biblique est reçu, interprété et transmis.
L’étude porte sur les contenus thématiques des commentaires ainsi que sur leurs formes, leurs destinataires et leurs modes d’énonciation. Elle prête notamment attention à la manière dont les différentes voix interprétatives comprennent la vérité, l’émondage, la fécondité ou la relation entre le Cep et les sarments. L’analyse comparative met en évidence l’inscription des trois autrices dans les traditions théologiques de leurs époques respectives, tout en montrant comment elles en infléchissent certains accents et contribuent à révéler de nouvelles potentialités herméneutiques de la péricope.
La réintégration de ces voix dans l’histoire de l’exégèse ne vise donc pas seulement à élargir un corpus longtemps majoritairement masculin. Elle permet aussi de réinterroger les critères de reconnaissance du discours théologique et de renouveler l’intelligence de Jn 15,1-17.