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Prix Dopp 2025 | Arthur Longneaux

isp | Louvain-la-Neuve

isp
25 September 2025, modifié le 3 November 2025

Arthur Longneaux, lauréat du Prix Dopp 2025 –

Une passion philosophique au cœur de l’œuvre de Schelling

Nous avons le plaisir de mettre en lumière le parcours d’Arthur Longneaux, qui va recevoir ce 7 octobre 2025 le Prix Dopp 2025 pour sa thèse de doctorat : «Penser l’excès de l’être sur la pensée: le cheminement de la philosophie de Schelling. Genèse de la subjectivité – Intrication ontologique – Transcendance de l’originaire»

Son Parcours :

« C’est en seconde année de mon bachelier en philosophie à l’Université Libre de Bruxelles que j’eu la chance de me retrouver face à face avec l’œuvre de Schelling. L’opacité originelle du texte se dissipant, j’ai rapidement été subjugué, tant par la beauté du paysage conceptuel qui se donnait à voir que par la puissance de cette philosophie – c’est-à-dire par la quantité de phénomènes ou de dimension de notre existence qu’elle permet de penser et d’interroger. Très vite, je décidais de me consacrer à l’étude approfondie de la philosophie classique allemande. Le programme Erasmus, m’offrant l’opportunité d’étudier une année en Allemagne, me permit d’acquérir quelques connaissances de la langue allemande et, par-là, m’ouvrit l’horizon des textes de cette tradition n’ayant pas encore été traduits en français. Après un mémoire portant sur la philosophie dite « intermédiaire » de Schelling, je fis la rencontre, à l’UCLouvain, du professeur Marc Maesschalck, spécialiste, notamment, de la philosophie schellingienne. C’est à ses côtés que j’ai pu parcourir ce chemin long et sinueux qu’a constitué ma recherche doctorale, laquelle ambitionnait d’opérer une reprise de l’ensemble de la prolixe philosophie schellingienne. L’hypothèse fondamentale était la suivante : la question de la réalité de l’être a été continuellement posée par Schelling, et ce en son sens le plus prégnant, c’est-à-dire au sens où elle conduit à devoir considérer l’être dans sa résistance et son irréductibilité à l’encontre de la pensée. Le caractère central de cette question, je me suis proposé de le démontrer en parvenant à reconstituer le fil conducteur de l’ensemble de l’itinéraire philosophique de Schelling – en exhumant, pour ainsi dire sous l’apparente discontinuité de ses différentes œuvres, l’unicité dynamique de cet effort intellectuel qui fut le sien. Cette recherche fut défendue en 2024 ; depuis, je m’emploie notamment au laborieux travail de la traduction de certains textes du corpus schellingien ainsi qu’à réaliser un élargissement de la problématique susmentionnée en direction de la tradition phénoménologique. »