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Une opportunité de recherche collaborative

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28 May 2025, modifié le 30 May 2025

Cette rencontre était aussi une première pour les membres de la Faculté de droit de Saint-Louisnicoals bernard2 Bruxelles. La fusion entre Saint-Louis Bruxelles et l’UCLouvain, au-delà des aspects administratifs, ouvre-t-elle de réelles perspectives scientifiques ? Quels messages passer aux jeunes scientifiques dans ce contexte ? Le Pr Nicolas Bernard, Doyen de cette faculté, un des co-organisateurs de cette rencontre inter-universitaire, nous fait part de sa vision, celle d'une recherche qui gagne à sortir de sa tour d'ivoire.

Qu'est-ce qui vous a motivé à participer cette rencontre ?
En tant que co-organisateur aux côtés d'Edoardo Traversa, cette initiative s'inscrit naturellement dans la collaboration fructueuse que nos deux facultés entretiennent déjà. Notre partenariat ne cesse de se développer et cette rencontre en est le prolongement logique.
À titre personnel, il me tenait à cœur de montrer aux professeurs et aux membres de ma faculté que la fusion entre nos institutions, dépasse largement les questions administratives (règlements, statuts, organes, budgets). Elle touche au cœur de notre mission : la recherche scientifique et les projets communs qui peuvent être menés. Ce type de rencontre donne du souffle à notre démarche académique.

Quels aspects liés à cette rencontre avez-vous envie de partager ?
J'ai pu assister, en matinée, à l’atelier de droit privé et j’ai trouvé cela extrêmement intéressant. Deux jeunes juristes y ont présenté leurs projets de recherche, ce qui illustre parfaitement l'esprit que nous voulions créer. Ces jeunes chercheuses ont bénéficié des remarques d'académiques plus expérimentés sur leurs projets de thèse et à vrai dire, c’est un véritable coup de pouce pour leurs recherches.

Pourquoi ce type d'échange vous semble important pour la recherche ? 
Pour deux raisons fondamentales. D'abord, la science se nourrit essentiellement de la confrontation avec les pairs. Chercher en solitaire n'a aucun intérêt ! L'important, c'est d'être confronté à des personnes qui ne pensent pas comme vous, qui avancent des arguments qui vous obligent à revoir vos hypothèses de départ. C'est vraiment par ce jeu d'essais et d'erreurs que l'on tend vers une certaine vérité, vers un consensus. Il arrive aussi que des doctorant·es travaillent sur des sujets similaires. Au lieu de réfléchir aux mêmes questions « chacun dans son coin », il vaut mieux mutualiser les efforts : partager les sources, peut-être répartir les questions de recherche, mutualiser les bibliographies, etc. Pour un jeune scientifique, il est capital de sortir de sa tour d'ivoire car la recherche reste un métier assez solitaire. Il faut qu'il puisse réaliser qu'il n'est pas seul sur son sujet.

Quel message souhaitez-vous faire passer au personnel de l'université ?
Le message central est simple : cette fusion est une opportunité ! Par ailleurs, elle représente une nouvelle voie d'entrée vers la KU Leuven. Même si Saint-Louis est déjà bien connectée à la KU Leuven, c'est une chance supplémentaire de développer de nouveaux sujets de recherche en confrontant nos thématiques existantes à celles des autres.
L'objectif est de rendre le travail de recherche plus collectif. Il ne s'agit pas seulement d'élargir notre réseau, mais de créer une véritable dynamique collaborative qui enrichira nos pratiques académiques et ouvrira de nouvelles perspectives scientifiques pour toutes et tous.