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Sciences participatives / Citizen science

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Les sciences participativescitizen science – désignent la participation de personnes non-scientifiques professionnelles à la recherche scientifique. Il peut s'agir de collecter des données de terrain, d'annoter des observations, d'analyser des résultats, ou encore de co-construire des questions de recherche avec des chercheur.es.

La notion recouvre des réalités très diverses : un·e habitant·e qui mesure la qualité de l'air dans sa rue, un·e naturaliste amateur·rice qui soumet ses observations via une application, ou encore des membres d'une communauté qui documentent des événements climatiques extrêmes. Ce qui unit ces démarches, c'est l'implication active de citoyen.nes dans un processus scientifique rigoureux – en collaboration avec des chercheur.es professionnel·les.

Les sciences participatives constituent un levier important pour répondre à des défis sociétaux – notamment en matière de changement climatique, de biodiversité et de santé – en produisant des connaissances à grande échelle et en renforçant le lien entre science et société.

Curieux.ses des sciences, chercheur.es, étudiant.es : découvrez ci-dessous les projets de sciences participatives menés à l'UCLouvain – et si vous portez un projet, faites-le nous savoir !

Lichens GO est un programme de sciences participatives qui vise à évaluer la qualité de l’air autour de chez vous en étudiant les différentes espèces de lichens qui poussent sur les arbres. Ces organismes ayant une croissance lente, ils indiquent un niveau de pollution cumulé sur plusieurs années ce qui les rend complémentaires aux capteurs de mesure.

Avec les données collectées sur le terrain, vous pourrez participer à la cartographie de la qualité de l'air de votre environnement proche. En plus de contribuer à la recherche scientifique, c'est l’occasion d'en apprendre davantage sur la pollution atmosphérique et son impact sur la biodiversité.

L’IQSW-citoyen, ou l’indice de qualité des sols wallons, est un outil permettant d’évaluer l’état de santé du sol à partir de tests et d’observations simples, qui ne requièrent aucune formation ni matériel spécifique. Une bêche, des ustensiles de cuisine, de quoi noter et un peu de curiosité… Vous voilà en route pour découvrir les secrets qui se cachent sous vos pieds !

Vos résultats seront ajoutés à une base de données qui permet de créer une carte de la qualité des sols en région wallonne.  

Pourquoi faire un recensement des maraîcher.ères diversifié.es ?

Parce que aujourd'hui, personne ne sait vraiment combien de maraîcher·ères diversifié·es produisent des légumes en Wallonie. Il n'existe pas de recensement exhaustif. On ne sait donc pas non plus quelle surface est cultivée par ces maraîcher·ères diversifié·es, combien d'équivalents temps plein travaillent dans le secteur, combien de maraîcher·ères s'installent chaque année ou au contraire combien cessent leur activité, etc.

Collecter ces informations de base sur le secteur du maraîchage diversifié nous semble pertinent pour plusieurs raisons :

  • servir de vitrine et de promotion pour l'alimentation locale en légumes auprès des maraîcher·ères diversifié·es en Wallonie et à Bruxelles ;
  • appuyer les combats politiques du secteur du maraîchage diversifié en fournissant des données les plus complètes possibles sur le secteur ;
  • servir de support à la recherche sur le maraîchage diversifié à l'UCLouvain ;
  • étudier l'évolution du secteur dans le temps (installation, surfaces cultivées, etc.) ;
  • favoriser les collaborations entre maraîcher·ères à l'échelle territoriale en cartographiant les producteurs ;
  • comprendre les priorités des maraîcher·ères en terme de recherche scientifique ;
  • etc. 

Contribuez au recensement !

Les cyanobactéries ne manquent pas d'air !

Découvrir et cartographier la présence des cyanobactéries grâce à ce nouveau projet de sciences participatives qui permettra de déterminer la qualité des eaux stagnantes en Wallonie et Bruxelles.

Conférence de lancement le jeudi 18 juin à 18h à Liège ou en distanciel.  

Plus d'informations et inscription ici.

Projets à venir :

Et si les sols belges pouvaient sauver des vies ?

Dans les sols, des milliards de micro-organismes utilisent des "armes" pour "se faire la guerre" afin de garantir leur accès aux ressources nutritives.  Ces "armes" sont des molécules chimiques sécrétées naturellement par les micro-organismes du sol, dotées de différents pouvoirs très intéressants.  

Une campagne citoyenne de collecte d'échantillons de sols permettra au laboratoire du Prof. Jean-François Collet de l'Institut de Duve de s'intéresser au potentiel antibiotique de ces molécules dans le but de les détourner à notre avantage en médecine humaine pour combattre les bactéries multi-résistantes.  

L’objectif est de récolter 10.000 échantillons de sols en Belgique, grâce à l’engagement volontaire de citoyen·nes, afin d’y rechercher les potentiels antibiotiques de demain.

Le projet Humus vise également à sensibiliser le grand public à la problématique de la résistance des bactéries aux antibiotiques ainsi qu’à l’importance de la recherche scientifique, tout en contribuant à rapprocher la société civile des chercheur.es. 

Participation citoyenne à venir. 

Pour suivre les nouvelles du projet > Instagram : @humusforscience & Linkedin : Humus » 

Et si les arbres de nos rues pouvaient révéler ce que nous respirons chaque jour ? Derrière leur écorce, les platanes conservent une mémoire invisible : celle des particules fines issues du trafic et de la pollution urbaine. 

Avec la campagne Ecorc’Air, les citoyen·nes ne sont plus seulement exposé·es à la pollution : ils et elles deviennent acteurs et actrices de sa mesure.

Les objectifs sont multiples :

  • Révéler l’invisible : produire une cartographie fine de la pollution de l’air, là où les capteurs traditionnels sont absents.
  • Multiplier les données : chaque échantillon collecté enrichit la compréhension scientifique du territoire.
  • Relier science et quotidien : montrer concrètement l’impact du trafic routier sur l’environnement immédiat.

Les résultats seront publiés en fin d’année sous la forme d’une carte interactive, accessible à toutes et tous.  La prochaine campagne aura lieu en avril 2027. 

Projets de sciences participatives développés à l'étranger :

Do Pasto ao Prato (dPaP) a été lancé en 2021 dans le cadre d’un partenariat entre l’UCLouvain, le Stockholm Environment Institute, Global Canopy et Trase. Cette initiative vise à accroître considérablement la transparence et la disponibilité des données relatives à la chaîne d’approvisionnement du bœuf brésilien – qui représente actuellement la plus grande opportunité au monde pour réduire les émissions liées à la déforestation concernant un seul produit et un seul pays producteur. dPaP est une initiative indépendante qui combine données, technologie et science citoyenne pour promouvoir la durabilité dans le secteur de l’élevage. En fournissant aux citoyen.nes des informations sur les produits disponibles dans n’importe quel rayon de magasin au Brésil, notre méthodologie relie les usines de transformation de viande aux points de vente au détail. Ce lien révèle comment les produits achetés par les détaillants exposent les consommateurs à la déforestation et au travail forcé. 

L'est de la République démocratique du Congo est exposé à des aléas naturels intenses – inondations, glissements de terrain, tempêtes – dans une région où les données sur ces événements font cruellement défaut. Dans le cadre du projet HARISSA, des observateur.rices citoyen.nes formé.es dans les provinces du Nord et du Sud Kivu documentent ces phénomènes et leurs impacts via une application smartphone.

Depuis 2019, plus de 1.200 événements ont ainsi été enregistrés, constituant le premier jeu de données géoréférencé sur les catastrophes liées à des aléas naturels survenant dans la région du Kivu. Les observateurs citoyens du Kivu sont de véritables acteur.rices de changement : ils et elles contribuent à une meilleure connaissance des risques et sensibilisent leurs communautés à mieux faire face aux catastrophes.

Pourquoi l'UCLouvain s'engage dans les sciences participatives ?

Associer chercheur.es et citoyen.nes à la production de connaissances, ancrer la science dans des enjeux sociétaux concrets, faire de la transdisciplinarité un mode de travail à part entière : les sciences participatives sont au cœur des missions de l'UCLouvain – enseignement, recherche et service à la société.

Cette conviction trouve un écho direct dans le plan stratégique Horizon 600, dont l'un des axes est consacré à l'Open Science. Ses principes — inclusion, équité, partage — sont aussi ceux des sciences participatives : elles démocratisent l'accès à la démarche scientifique, renforcent la confiance entre science et société, et permettent de produire des données à une échelle qu'aucune équipe de recherche ne pourrait atteindre seule.

L'UCLouvain s'appuie sur la définition formulée par Houllier et Merilhou-Goudard (2016), qui décrit les sciences participatives comme des « formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteur.rices non-scientifiques-professionnels, qu'il s'agisse d'individus ou de groupes, participent de façon active et délibérée ». Pour un cadre de référence plus large, nous renvoyons aux 10 principes de la citizen science de l'European Citizen Science Association (ECSA).

ACTUALITE - Bloomin'Algae

Les cyanobactéries ne manquent pas d'air !

Découvrir et cartographier la présence des cyanobactéries grâce à ce nouveau projet de sciences participatives qui permettra de déterminer la qualité des eaux stagnantes en Wallonie et Bruxelles.

Visionnez la conférence de lancement et téléchargez l'application (via Appel store ou Google play).

Plus d'informations ici.

FORMATION

Les sciences participatives, c'est quoi au juste ? A quelles conditions peuvent-elles être un outil de participation citoyenne et de sensibilisation aux sciences et à l'environnement ?

Cette formation, donnée par l'asbl Ecotopie les 30/11 et 1/12/2026, vous permettra de comprendre les enjeu et l’intérêt des sciences participatives, ainsi que de découvrir et vous approprier différentes formes de sciences participatives.

Plus d'informations et inscriptions ici.