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Le cerveau conserve ses réflexes de gravité dans l’espace, selon des scientifiques UCLouvain

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12 June 2026

 

En bref :

  • En analysant les gestes d’astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale, les scientifiques de l’UCLouvain ont démontré que le cerveau continue, même après plusieurs mois dans l’espace, à anticiper les effets de la gravité terrestre. Concrètement ? Les astronautes ont tendance à serrer les objets plus fort que nécessaire.
  • Les résultats de cette recherche, publiée dans The Journal of Neuroscience, ouvrent des perspectives pour le développement de nouvelles approches en rééducation neurologique, en robotique ou encore dans la conception de prothèses intelligentes.

Contact presse : 
Philippe Lefèvre, professeur à L’Ecole Polytechnique de l’UCLouvain : 010 47 23 82, philippe.lefevre@uclouvain.be 

L’être humain passe sa vie à manipuler des objets dans un environnement où la gravité est omniprésente. Mais que se passe-t-il lorsque cette gravité disparaît ? Une étude menée par l’équipe de Philippe Lefèvre, professeur à l’Ecole Polytechnique de l’UCLouvain, et publiée dans The Journal of Neuroscience, apporte un nouvel éclairage sur la manière dont le cerveau humain adapte ses mouvements en situation d’impesanteur.

En analysant les gestes d’astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), les scientifiques de l’UCLouvain ont montré que le cerveau continue, même après plusieurs mois dans l’espace, à anticiper les effets de la gravité terrestre. Résultat : les astronautes ont tendance à serrer les objets plus fort que nécessaire lorsqu’ils les manipulent en impesanteur, comme si leur cerveau “s’attendait” encore à ce qu’ils tombent.

L’étude menée au sein de l’ICTEAM Institute et de l’IoNS de l’UCLouvain révèle également que le cerveau ne prend pas seulement en compte le risque qu’un objet glisse des mains, mais aussi les conséquences potentielles d’un tel accident. Plus un objet est lourd ou déplacé rapidement, plus le cerveau adapte automatiquement la force de préhension pour éviter une erreur.

Au retour sur Terre, les astronautes doivent ensuite réapprendre progressivement à ajuster correctement leurs mouvements et leurs prédictions motrices. Ces travaux montrent ainsi que notre cerveau conserve durablement l’empreinte de la gravité terrestre.

Au-delà du contexte spatial, ces résultats ouvrent des perspectives pour mieux comprendre le contrôle des mouvements humains et pourraient contribuer au développement de nouvelles approches en rééducation neurologique, en robotique ou encore dans la conception de prothèses intelligentes.

© NASA