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L’UCLouvain adapte et consolide sa palette d’aides sociales

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30 June 2026 , modifié le 2 July 2026

 

En bref :

  • La hausse du minerval décidée par le gouvernement de la FWB aura un impact sur les budgets sociaux des établissements d’enseignement supérieur. L’UCLouvain prévoit une hausse de 10 % des demandes d’aides sociales
  • Dès la rentrée ’26-’27, l’UCLouvain adapte ses dispositifs d’aide (pour un budget de 4 millions € dédié à l’ensemble des aides sociales) : maintien d’un taux intermédiaire social « maison » réduisant le minerval à 374 € ; aides pour les étudiant∙es jobistes en risque de décrochage ; consolidation des aides spécifiques et individualisées (aide au logement, à l’alimentation, numérique, etc.) 

Infos :

Contacts presse :
Impacts réforme : Sophie Van Malleghem, directrice de l’administration de la vie étudiante de l’UCLouvain : gsm sur demande
Aides sociales : Sébastien Schmit, responsable des aides sociales au service d'aide aux étudiant·es de l'UCLouvain : gsm sur demande

Le 5 juin 2026, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles votait, dans le cadre du décret programme II, la hausse du minerval pour l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur (EES) francophones. La conséquence pour ces institutions ? Une hausse très probable des demandes d’aides sociales, sans financement supplémentaire de la FWB : les universités et hautes écoles ne recevront pas de budget complémentaire et ne percevront aucune compensation liée à cette augmentation des droits d’inscription.

Quel est l’impact de cette réforme sur les étudiant∙es ?

La FWB prévoit 4 types de montants à payer pour minerval, en fonction de la situation sociale de l’étudiant∙e (revenus de la famille) :

  • 0 € = étudiant·es boursiers - 22 % étudiant·es en FWB (le plafond boursier dépend de la composition de la famille)
  • 374 € = taux « condition modeste » (TCM) - 10 % en FWB (+ 8000 € en termes de revenus par rapport aux plafonds boursiers)
    • Jusqu’à aujourd’hui, seul 1 % des étudiant·es obtenait cette réduction
    • Demain, ce sont 9 % supplémentaires d’étudiant·es qui obtiendront la réduction
  • 835 € = nouveau taux intermédiaire légal (TIL) - 10 % en FWB (+ 17 000 € par rapport aux plafonds boursiers)
  • 1 194 € = montant plein (= ancien montant du minerval + indexation depuis 2011) - 58 % des étudiant∙es en FWB

Remarque : le coût estimé d’une année d’étude en ‘26-’27, diffère, selon que l’étudiant∙e soit en kot ou non :

  • Pour un∙e étudiant∙e navetteur : +/- 3.000 €
  • Pour un∙e étudiant∙e en kot : +/- 10.000 €

Autre changement, la demande de bourse ou de réduction du minerval devra désormais se faire auprès du guichet unique de la Direction des allocations d'études de la FWB et non plus auprès des universités. 

  • Ouverture du guichet : début juillet
    • Les étudiant∙es ont intérêt à introduire leur demande le plus tôt possible -> les dossiers étant traités par ordre d’introduction (en privilégiant les demandes en ligne), plus la demande sera introduite tôt, plus elle sera analysée tôt (la FWB prévoit un délai max. de 2 mois pour l’analyse des dossiers)
    • L’étudiant∙e peut introduire sa demande avant de s’être inscrit∙e au sein d’un EES
    • Dès sa demande introduite, l’étudiant·e est exempté du paiement d’acompte d’inscription de 50 € 
  • Date limite pour introduire sa demande : 31/10

Quel est l’impact de cette réforme sur l’UCLouvain ?

L’impact sera important sur le budget social de l’UCLouvain, avec une augmentation estimée à +10 % des demandes de réduction de minerval au « taux maison » (voir ci-dessous) pour les étudiant∙es hors critères de la FWB ainsi qu’une hausse des demandes d’aides spécifiques UCLouvain.
Pourquoi ? La révision vers le haut des plafonds de revenus familiaux, pris en compte pour l’analyse des demandes de réduction du minerval, augmentera le nombre d’étudiant∙es éligibles aux aides financières. Or, les analyses statistiques des aides octroyées ces dernières années démontrent qu'un∙e étudiant∙e qui obtient une réduction au droit d’inscription, se retrouve généralement dans les critères pour bénéficier d’autres aides complémentaires (aide au logement, aide à l’alimentation, au numérique, etc.).

Comment l’UCLouvain a-t-elle adapté sa politique d’aides sociales ?

Dans une perspective d’inclusion qu’elle revendique, l’UCLouvain a toujours consacré une part très importante de son budget social aux aides individuelles et collectives en faveur des étudiant∙es en situation de fragilités socio-économiques et de santé, soit plus de 4 millions d’€. L’UCLouvain pratique, par ailleurs, un taux intermédiaire social « maison » afin de permettre aux étudiant∙es exclus des aides de la FWB, de pouvoir malgré tout avoir accès à l’université. Son objectif ? Permettre à chacun·e de réaliser des études, dans les meilleures conditions possibles.

Parmi les adaptations prévues à l’UCLouvain dès la rentrée ’26-‘27 : 

  1. Maintien du taux « maison » à 374 € (en miroir du nouveau taux légal condition modeste) 
    1. L’UCLouvain dispose depuis de nombreuses années de son propre taux de réduction du minerval (intitulé « taux intermédiaire social »). L’université a décidé de maintenir ce « taux maison » à 374 €, en relevant le plafond des revenus considérés, à celui fixé par la FWB pour le taux condition modeste (soit + 8 000 € au-delà du plafond allocation d’études, contre + 5 454 € auparavant)
    2. Public éligible : uniquement les étudiant∙es non-éligibles à une bourse ou réduction au droit d’inscription de la FWB (bac, master ou 2e diplôme, master de spécialisation)
      • Qui cela concerne ? La philosophie UCLouvain est de donner une chance aux étudiant∙es dont la situation singulière ne peut être traitée par la FWB. Par ex., un∙e étudiant∙e dont les parents ont des revenus mais qui ne reçoit rien car est en conflit avec eux. 
  2. Renforcement des aides financières individualisées et spécifiques
    1. La politique sociale de l’UCLouvain est de considérer la réalité de chaque étudiant∙e. L’UCLouvain propose donc une large palette d’aides, délivrées au cas par cas : aides au logement, à l’alimentation, à l’acquisition des supports de cours ; aides numériques, service emploi, donnerie, etc.
    2. Prise en compte des heures de « job » nécessaires, pour certain∙es, pour financer leurs études et qui seraient susceptibles de mettre à mal la poursuite de leurs études (éviter le décrochage) -> l’UCLouvain prévoit un « revenu de remplacement », qu’elle octroie, au cas par cas, au-delà de 10h de job par semaine. Avec un objectif : que la nécessité de jober ne soit pas un frein à la réussite des études.