Anne Reul, de Louvain-la-Neuve à la justice de proximité
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Portrait d’une Alumna engagée, juge de paix à Molenbeek
Diplômée en droit de l’UCLouvain en 2008, Anne Reul exerce aujourd’hui la fonction de juge de paix à Molenbeek. À travers son parcours, cette Alumna engagée incarne une justice de proximité, attentive aux réalités humaines et ancrée dans les valeurs de rigueur, d’écoute et d’engagement citoyen portés par l’Université.
Originaire des cantons de l’Est, près d’Eupen, Anne Reul ne se destinait pas initialement à une carrière judiciaire. C’est à la fin de ses études secondaires, lors d’un cours ouvert en droit romain à Saint-Louis, qu’un premier déclic s’opère. Diplômée en droit de l’UCLouvain en 2008, elle est aujourd’hui juge de paix à Molenbeek, fonction qu’elle exerce depuis sa prestation de serment en juin 2022.
Avant d’endosser la robe de magistrate, elle a exercé pendant quatorze ans comme avocate au barreau de Bruxelles, développant une expertise en droit du travail, en droit de l’entreprise et en droit économique. Un parcours exigeant, guidé par la curiosité intellectuelle et la volonté de mettre le droit au service du réel.
Une justice au plus près des personnes
Au quotidien, Anne Reul traite des litiges très concrets — baux d’habitation, copropriété, recouvrement de créances — mais aussi des dossiers sensibles liés à la protection des personnes vulnérables. La proximité avec les justiciables est au cœur de sa fonction : expliquer, contextualiser, écouter et, lorsque les circonstances le permettent, favoriser la conciliation.
Les justiciables ne sont jamais de simples dossiers, mais des personnes, avec leur histoire et leurs fragilités.
Louvain-la-Neuve, un ancrage structurant
Germanophone de naissance, Anne Reul choisit l’UCLouvain afin de s’immerger pleinement dans la langue française et dans un nouvel environnement académique. Ce choix marque le début d’un ancrage fort à Louvain-la-Neuve, tant sur le plan intellectuel qu’humain.
Son parcours est rapidement rythmé par un engagement étudiant intense, en particulier au sein du cercle de droit, où elle est baptisée à l’Adèle puis lettrée. Elle y devient membre active du comité, s’investit dans l’organisation de conférences — notamment autour de la question de Bruxelles-Hal-Vilvorde — et assure, en dernière année de licence, le rôle de metteuse en scène de la revue de droit.
Parallèlement à son baptême au cercle de droit de l’Adèle, Anne Reul est également baptisée à l’Eumavia, la régionale représentant les cantons de l’Est (Eupen, Malmedy et Saint-Vith), où elle est ensuite calottée. Si son engagement actif se concentre au sein du cercle de droit — où elle s’investit pleinement dans la vie associative et académique — cette double appartenance contribue à nourrir son ouverture, son sens du collectif et du débat.
Les trajectoires se construisent souvent là où l’on s’engage pleinement.
Une formation et un engagement au service du réel
La formation reçue à l’UCLouvain a transmis à Anne Reul des compétences essentielles, telles que la rigueur de l’analyse, la capacité à contextualiser les situations et le questionnement constant du sens des règles juridiques. Des outils qu’elle mobilise aujourd’hui quotidiennement dans l’exercice de ses fonctions.
Exercer à Molenbeek confronte à des réalités sociales complexes, où la décision juridique ne suffit pas toujours à répondre à l’ensemble des enjeux humains. Anne Reul souligne l’importance de reconnaître la dimension humaine des situations rencontrées et de rester fidèle à ses convictions. La magistrature est exigeante, mais profondément passionnante, et permet de se rendre utile, concrètement, au quotidien.
Faire partie de la communauté Alumni UCLouvain demeure pour elle une source d’ouverture et d’inspiration, offrant la possibilité de découvrir la diversité des parcours et des manières d’agir au service de la société, et de nourrir une réflexion continue sur l’engagement et le sens de l’action.