Midis de l'éthique, since 1991
hoover | Louvain-la-Neuve
-
25/11/2025 Midi de l'éthique "Quels critères éthiques pour les partenariats de recherche de nos universités ?25 Nov25 Nov...Avec
Agnès Guiderdoni, professeure de littérature française à l’UCLouvain, prorectrice à la recherche
Koen Lemmens, professeur de droit public à la KU Leuven, membre de la commission ‘Dual Use, Military Use and Misuse of Research’ et du groupe de travail qui a préparé le “test droits humains” de la Conférence des Rectrices et Recteurs flamands.
Modération : Thomas Pardoen, professeur à l’École Polytechnique de Louvain (EPL/iMMC), Président du Conseil du CORADans de nombreuses universités, le conflit de Gaza a déclenché un débat sur les collaborations scientifiques internationales qu’il n’était pas ou plus acceptable de tolérer. Afin de veiller à l’équilibre entre respect des droits humains et liberté académique, l’UCLouvain s’est dotée, en décembre 2024, d’une « Charte pour des partenariats responsables » et d’une « Commission des Partenariats Responsables ». La KU Leuven dispose pour sa part d’un comité d’éthique ‘Dual Use, Military Use and Misuse of Research’. Quels sont, de part et d’autre, les critères éthiques que doit satisfaire un partenariat pour que l’université l’autorise ? Sont-ils jugés trop laxistes par certains ? Ou trop sévères par d’autres ?
En savoir plus
25/11/2025 Midi de l'éthique "Quels critères éthiques pour les partenariats de recherche de nos universités ?25 Nov25 Nov...Avec
Agnès Guiderdoni, professeure de littérature française à l’UCLouvain, prorectrice à la recherche
Koen Lemmens, professeur de droit public à la KU Leuven, membre de la commission ‘Dual Use, Military Use and Misuse of Research’ et du groupe de travail qui a préparé le “test droits humains” de la Conférence des Rectrices et Recteurs flamands.
Modération : Thomas Pardoen, professeur à l’École Polytechnique de Louvain (EPL/iMMC), Président du Conseil du CORADans de nombreuses universités, le conflit de Gaza a déclenché un débat sur les collaborations scientifiques internationales qu’il n’était pas ou plus acceptable de tolérer. Afin de veiller à l’équilibre entre respect des droits humains et liberté académique, l’UCLouvain s’est dotée, en décembre 2024, d’une « Charte pour des partenariats responsables » et d’une « Commission des Partenariats Responsables ». La KU Leuven dispose pour sa part d’un comité d’éthique ‘Dual Use, Military Use and Misuse of Research’. Quels sont, de part et d’autre, les critères éthiques que doit satisfaire un partenariat pour que l’université l’autorise ? Sont-ils jugés trop laxistes par certains ? Ou trop sévères par d’autres ?
-
02/12/2025 Midi de l'éthique "Faut-il vraiment consacrer 5% de notre PIB à la défense ?"02 Dec02 Dec...Attention ! Ce midi aura lieu à l’UCLouvain Saint-Louis, Local P61 (6e étage du bâtiment « Préfecture », entrée par le Parking situé 119, Rue du Marais, 1000 Bruxelles).
Avec
Ludivine Dedonder, députée fédérale (PS), ex-ministre de la Défense (2020-2025)
Alexander Mattelaer, professeur à la VUB, Fellow du Egmont Institute
Modération : Loïc Fierens, doctorant à l’UCLouvain (ESPO/ISPOLE)À la suite de pressions des États-Unis, les pays membres de l’OTAN se sont engagés en juin 2025 à consacrer 5% de leur PIB aux dépenses de défense. A moins d’accroitre drastiquement la pression fiscale, la Belgique est dès lors forcée, comme ses partenaires, de réduire ses dépenses dans divers autres secteurs. Une telle augmentation des dépenses militaires est-elle bien nécessaire ? N’est-il pas injuste de sacrifier l’éducation, la santé, ou la culture pour acheter plus d’armements et payer plus de soldats ? S’il faut vraiment augmenter massivement les dépenses de défense, faut-il le faire au niveau national ou au niveau européen ? Et en privilégiant quels types de dépenses ?
En savoir plus
02/12/2025 Midi de l'éthique "Faut-il vraiment consacrer 5% de notre PIB à la défense ?"02 Dec02 Dec...Attention ! Ce midi aura lieu à l’UCLouvain Saint-Louis, Local P61 (6e étage du bâtiment « Préfecture », entrée par le Parking situé 119, Rue du Marais, 1000 Bruxelles).
Avec
Ludivine Dedonder, députée fédérale (PS), ex-ministre de la Défense (2020-2025)
Alexander Mattelaer, professeur à la VUB, Fellow du Egmont Institute
Modération : Loïc Fierens, doctorant à l’UCLouvain (ESPO/ISPOLE)À la suite de pressions des États-Unis, les pays membres de l’OTAN se sont engagés en juin 2025 à consacrer 5% de leur PIB aux dépenses de défense. A moins d’accroitre drastiquement la pression fiscale, la Belgique est dès lors forcée, comme ses partenaires, de réduire ses dépenses dans divers autres secteurs. Une telle augmentation des dépenses militaires est-elle bien nécessaire ? N’est-il pas injuste de sacrifier l’éducation, la santé, ou la culture pour acheter plus d’armements et payer plus de soldats ? S’il faut vraiment augmenter massivement les dépenses de défense, faut-il le faire au niveau national ou au niveau européen ? Et en privilégiant quels types de dépenses ?
-
09/12/2025 Midi de l'éthique "Faut-il taxer plus lourdement les riches ? Si oui, comment ?"09 Dec09 Dec...Avec
Simon Watteyne, chercheur post-doctorant à l’ULB, auteur de Lever l’impôt en Belgique. Une histoire de combats politiques
Bruno Fierens, premier membre belge de Millionnaires for Humanity
Modération : Hélène Latzer, professeure d’économie à l’UCLouvain (ESPB/IRIS-L)Qu’il faille taxer davantage les plus riches fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, certains allant même jusqu’à vouloir imposer une limite absolue à ce qu’une personne peut posséder. Ainsi en France, la proposition de loi « Zucman » (un impôt de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions) a été adoptée par l’Assemblée nationale (avant d’être recalée par le Sénat) et est soutenue par plus de 80% de la population. En Belgique, une telle taxe n’existe pas. Les héritages sont imposés à des taux de plus en plus bas. Les donations entre vifs ne sont pas du tout imposées ou soumises à des taux encore plus bas. Après de longues discussions, une taxe de 10% sur les plus-values est en passe d’être mise en œuvre, mais beaucoup doutent de son impact. Dans ce contexte, une prise en compte appropriée des considérations d’équité et d’efficacité exige-t-elle une augmentation drastique de l’imposition des multi-millionnaires ? Et si oui, quelle forme recommande-t-elle?
En savoir plus
09/12/2025 Midi de l'éthique "Faut-il taxer plus lourdement les riches ? Si oui, comment ?"09 Dec09 Dec...Avec
Simon Watteyne, chercheur post-doctorant à l’ULB, auteur de Lever l’impôt en Belgique. Une histoire de combats politiques
Bruno Fierens, premier membre belge de Millionnaires for Humanity
Modération : Hélène Latzer, professeure d’économie à l’UCLouvain (ESPB/IRIS-L)Qu’il faille taxer davantage les plus riches fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, certains allant même jusqu’à vouloir imposer une limite absolue à ce qu’une personne peut posséder. Ainsi en France, la proposition de loi « Zucman » (un impôt de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions) a été adoptée par l’Assemblée nationale (avant d’être recalée par le Sénat) et est soutenue par plus de 80% de la population. En Belgique, une telle taxe n’existe pas. Les héritages sont imposés à des taux de plus en plus bas. Les donations entre vifs ne sont pas du tout imposées ou soumises à des taux encore plus bas. Après de longues discussions, une taxe de 10% sur les plus-values est en passe d’être mise en œuvre, mais beaucoup doutent de son impact. Dans ce contexte, une prise en compte appropriée des considérations d’équité et d’efficacité exige-t-elle une augmentation drastique de l’imposition des multi-millionnaires ? Et si oui, quelle forme recommande-t-elle?
-
10/02/2026 Midi de l'éthique "Is multilingual higher education bad for social justice? "10 Feb10 Feb...10/02/26 12.45-13.55 UCLouvain St Louis, 119 rue du Marais, Bruxelles, Local Préfecture P02
Midi de l’éthique exceptionnellement trilingue (français-néerlandais-anglais) dans le cadre de la première semaine bruxelloise du multilinguisme
De nombreuses institutions universitaires belges, y compris la KU Leuven et l’UCLouvain, offrent des programmes en anglais, des programmes bilingues français-néerlandais, français-anglais et néerlandais-anglais, et même des programmes trilingues français-néerlandais-anglais. Ces programmes présentent l’intérêt de fournir un enseignement supérieur en immersion linguistique. Ils permettent aussi d’attirer davantage d’étudiant.e.s étranger.e.s. Mais ils sont en moyenne d’accès plus difficile pour des étudiant.e.s n’ayant aucune de ces langues comme langue parentale et pour des étudiant.e.s d’origine sociale plus modeste. La développement de ces programmes ne risque-t-il pas de créer un enseignement supérieur à deux vitesses et de contribuer à un renforcement des inégalités sociales? Est-ce là un coût qui peut être évité — ou qui mérite d’être supporté ?
Nicolas Bernard, doyen de la Faculté de droit de l’UCLouvain St Louis
Lieven Buysse, academic director, KU Leuven Brussel,
Modération : Marie-Sophie de Clippele, professeure de droit à l’UCLouvain St LouisFormat hybride. Pour obtenir le lien Teams : chaire-hoover@uclouvain.be
En savoir plus
10/02/2026 Midi de l'éthique "Is multilingual higher education bad for social justice? "10 Feb10 Feb...10/02/26 12.45-13.55 UCLouvain St Louis, 119 rue du Marais, Bruxelles, Local Préfecture P02
Midi de l’éthique exceptionnellement trilingue (français-néerlandais-anglais) dans le cadre de la première semaine bruxelloise du multilinguisme
De nombreuses institutions universitaires belges, y compris la KU Leuven et l’UCLouvain, offrent des programmes en anglais, des programmes bilingues français-néerlandais, français-anglais et néerlandais-anglais, et même des programmes trilingues français-néerlandais-anglais. Ces programmes présentent l’intérêt de fournir un enseignement supérieur en immersion linguistique. Ils permettent aussi d’attirer davantage d’étudiant.e.s étranger.e.s. Mais ils sont en moyenne d’accès plus difficile pour des étudiant.e.s n’ayant aucune de ces langues comme langue parentale et pour des étudiant.e.s d’origine sociale plus modeste. La développement de ces programmes ne risque-t-il pas de créer un enseignement supérieur à deux vitesses et de contribuer à un renforcement des inégalités sociales? Est-ce là un coût qui peut être évité — ou qui mérite d’être supporté ?
Nicolas Bernard, doyen de la Faculté de droit de l’UCLouvain St Louis
Lieven Buysse, academic director, KU Leuven Brussel,
Modération : Marie-Sophie de Clippele, professeure de droit à l’UCLouvain St LouisFormat hybride. Pour obtenir le lien Teams : chaire-hoover@uclouvain.be
-
10/03/2026 Midi de l'éthique "La Cour européenne des droits de l’homme contraint-elle trop fortement les démocraties nationales ?"10 Mar10 Mar...En mai 2025, neuf chefs de gouvernement de l’Union européenne - dont le nôtre - signaient une lettre ouverte dans laquelle ils reprochaient à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) d’étendre abusivement la portée de la convention européenne des droits de l’homme et ainsi d'empêcher la mise en œuvre, dans leurs pays respectifs, des politiques migratoires qu’ils jugent appropriées. "Nous croyons que l’évolution de l’interprétation de la Cour a, dans certains cas, limité notre capacité à prendre des décisions politiques dans nos propres démocraties", écrivaient-ils. En décembre 2025, ils étaient rejoints par dix-huit autres dirigeants de pays membres du Conseil de l’Europe. Ces démarches ont suscité de nombreuses réactions, en Belgique et ailleurs en Europe, au nom de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la préservation de l’ordre juridique international. Faut-il s’inquiéter d’une possible mise en cause de la protection des droits humains? Faut-il, au contraire, saluer l’affirmation de la souveraineté nationale et des procédures démocratiques contre le « gouvernement des juges »?
Intervenant.e.s :
Françoise Tulkens, Professeure émérite à l’UCLouvain et ancienne Vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme
Benjamin Bodson, Chef de cabinet adjoint de Maxime Prévot, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangèresModératrice :
Julie Ringelheim, chercheure qualifiée au FNRS et Professeure à l'UCLouvainLien pour rejoindre la séance :
En savoir plus
10/03/2026 Midi de l'éthique "La Cour européenne des droits de l’homme contraint-elle trop fortement les démocraties nationales ?"10 Mar10 Mar...En mai 2025, neuf chefs de gouvernement de l’Union européenne - dont le nôtre - signaient une lettre ouverte dans laquelle ils reprochaient à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) d’étendre abusivement la portée de la convention européenne des droits de l’homme et ainsi d'empêcher la mise en œuvre, dans leurs pays respectifs, des politiques migratoires qu’ils jugent appropriées. "Nous croyons que l’évolution de l’interprétation de la Cour a, dans certains cas, limité notre capacité à prendre des décisions politiques dans nos propres démocraties", écrivaient-ils. En décembre 2025, ils étaient rejoints par dix-huit autres dirigeants de pays membres du Conseil de l’Europe. Ces démarches ont suscité de nombreuses réactions, en Belgique et ailleurs en Europe, au nom de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la préservation de l’ordre juridique international. Faut-il s’inquiéter d’une possible mise en cause de la protection des droits humains? Faut-il, au contraire, saluer l’affirmation de la souveraineté nationale et des procédures démocratiques contre le « gouvernement des juges »?
Intervenant.e.s :
Françoise Tulkens, Professeure émérite à l’UCLouvain et ancienne Vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme
Benjamin Bodson, Chef de cabinet adjoint de Maxime Prévot, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangèresModératrice :
Julie Ringelheim, chercheure qualifiée au FNRS et Professeure à l'UCLouvainLien pour rejoindre la séance :
-
14/04/2026 Midi de l'éthique "La réforme des allocations de chômage: recul historique ou tremplin pour l’activation ?"14 Apr14 Apr...En juillet 2025, la Chambre a adopté une réforme historique de l’assurance-chômage : le droit aux allocations de chômage, autrefois à durée indéterminée, est désormais limité à un maximum de 24 mois. Dans l’esprit de ses promoteurs, la réforme, qui produire ses pleins effets au printemps 2026, vise avant tout à inciter les chômeurs à rechercher plus activement un emploi. Dans l’esprit de ses détracteurs, elle précarise un peu plus encore des travailleurs sans emploi en les éjectant de notre système d’assurance chômage. Faut-il vraiment voir dans cette réforme le signe avant-coureur du démantèlement de protections sociales conquises de haute lutte ? Faut-il craindre qu’elle accroisse les inégalités — entre ménages, entre localités et entre les trois régions, en raison de la réduction de la redistribution au niveau fédéral et de l’accroissement du rôle que les CPAS sont appelés à jouer ? Faut-il, au contraire, saluer le fait que les indemnités de chômage peuvent désormais remplir leur fonction propre d’assurance contre la perte involontaire d’un emploi ?
Intervenants :
Jean Hindriks, Professeur d’économie à l’UCLouvain et Visiting fellow à l’Institut Itinera
Jean-François Neven, Professeur de droit à l’ULB et avocat assistant les organisations syndicalesModératrice :
Auriane Lamine, Professeure de droit à l’UCLouvainLien pour rejoindre la séance :
En savoir plus
14/04/2026 Midi de l'éthique "La réforme des allocations de chômage: recul historique ou tremplin pour l’activation ?"14 Apr14 Apr...En juillet 2025, la Chambre a adopté une réforme historique de l’assurance-chômage : le droit aux allocations de chômage, autrefois à durée indéterminée, est désormais limité à un maximum de 24 mois. Dans l’esprit de ses promoteurs, la réforme, qui produire ses pleins effets au printemps 2026, vise avant tout à inciter les chômeurs à rechercher plus activement un emploi. Dans l’esprit de ses détracteurs, elle précarise un peu plus encore des travailleurs sans emploi en les éjectant de notre système d’assurance chômage. Faut-il vraiment voir dans cette réforme le signe avant-coureur du démantèlement de protections sociales conquises de haute lutte ? Faut-il craindre qu’elle accroisse les inégalités — entre ménages, entre localités et entre les trois régions, en raison de la réduction de la redistribution au niveau fédéral et de l’accroissement du rôle que les CPAS sont appelés à jouer ? Faut-il, au contraire, saluer le fait que les indemnités de chômage peuvent désormais remplir leur fonction propre d’assurance contre la perte involontaire d’un emploi ?
Intervenants :
Jean Hindriks, Professeur d’économie à l’UCLouvain et Visiting fellow à l’Institut Itinera
Jean-François Neven, Professeur de droit à l’ULB et avocat assistant les organisations syndicalesModératrice :
Auriane Lamine, Professeure de droit à l’UCLouvainLien pour rejoindre la séance :