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Perspectives économiques 2026 - 2027

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3 July 2026 , modified on 6 July 2026

Perspectives économiques belges 2026-2027 : Une reprise modeste sous le signe de l'incertitude

Dans ce nouveau numéro de Regards économique, le Service d'Analyse Économique livre ses perspectives pour 2026-2027.

Une croissance économique modeste

L'accord de paix conclu à la mi-juin entre les États-Unis et l'Iran permet d'entrevoir des perspectives économiques plus positives pour le futur. Cependant, la croissance de l'économie belge devrait rester modeste à court terme, freinée par une faible progression du pouvoir d'achat des ménages et par les mesures d'austérité budgétaire. En 2026, la croissance de l'économie belge devrait être de seulement 0,7%, alors qu'elle était à 1,1% en 2025. Pour autant que la situation géopolitique au Moyen-Orient reste stable, la croissance de l'économie belge remonterait à 1,1% en 2027.

Chiffres clés

  • 0,7

    %
    Croissance en 2026
  • 72 000

    Augmentation de l'emploi (en personnes) entre 2025 et 2027
  • 29 000

    Diminution du nombre de demandeurs d'emploi
  • 2,9

    %
    inflation en 2026
  • 5

    %
    déficit budétaire des adminitrations publiques en 2026

Projections de la croissance trimestrielle du PIB réel de la Belgique

Historique : ICN et calculs IRES | Prévisions : Service d’analyse économique de l’IRES

Des défis persistants

La croissance de l'économie belge a été modérée entre décembre 2025 et mars 2026, avec une augmentation de 0,2%. Cependant, la progression de l'activité économique devrait être plus faible au deuxième trimestre, en raison du rebond de l'inflation et de la forte baisse de la confiance des ménages. Les échanges extérieurs devraient pâtir du manque de dynamisme en zone euro. Les dépenses publiques seront limitées par les mesures d'austérité budgétaire prises aux différents niveaux de pouvoir.

Des prévisions prudentes

Les perspectives économiques pour 2026-2027 sont exposées à des risques de dégradation, notamment en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient et des prix de l'énergie.

Un marché du travail en évolution

L'emploi augmentera de 29 100 personnes endéans 2026, mais les créations d'emplois pourraient atteindre +42 900 endéans 2027.
Le nombre de demandeurs d'emploi diminuerait de 17 000 personnes endéans 2026 et de 12 000 endéans 2027. 
En 2026, l'emploi augmenterait d'environ 72.000 personnes entre fin 2025 et fin 2027. Le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés diminuerait d'environ 29.000 personnes sur la même période. La réforme du chômage, entrée en vigueur au début de cette année, aura pour effet de freiner considérablement la progression du pouvoir d’achat des ménages. 
L'inflation générale s'élèverait à 2,9% en 2026 et à 2,5% en 2027.
L'indice pivot a été dépassé en juin 2026 et devrait à nouveau être dépassé en mars 2027. 
Le déficit budgétaire des administrations publiques s'élèverait à 5,0% du PIB en 2026 et à 4,9% du PIB en 2027.

Des risques à surveiller

Les perspectives économiques pour 2026-2027 sont principalement exposées à des risques de dégradation. Le principal risque concerne la situation mondiale des marchés de l'énergie. Bien que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient se soient estompées, celles-ci pourraient rapidement resurgir à l'avenir. La politique commerciale des États-Unis est également un facteur de risque important. Enfin, la perception actuelle des marchés financiers est que le déploiement des nouvelles technologies issues de l’IA aura à l’avenir un impact positif important sur le plan économique et financier. Il se pourrait toutefois que les retombées économiques et financières soient moindres qu’escompté, ce qui pourrait alors donner lieu à une correction importante des valeurs boursières actuelles.

Une reprise progressive en 2027

En 2027, la croissance de l'économie belge devrait progressivement se raffermir. Pour autant que l'apaisement de la situation géopolitique au Moyen-Orient demeure, les prix de l'énergie devraient continuer à baisser, et la confiance devrait se redresser, tant du côté des ménages que des entreprises. La croissance du pouvoir d'achat des ménages devrait par ailleurs être nettement moins impactée par la réforme du chômage.
La croissance de la consommation privée serait de 0,9% en 2026 et 1,1% en 2027. 
L'investissement résidentiel devrait se contracter en 2026 à - 1;3%, mais certains signe de stabilisation pourraient annoncer une reprise en 2027. 
La croissance de l'investissement des entreprises pourrait atteindre 2,5% en 2026 et pourrait se raffermir jusqu'à 3% en 2027. 
La croissance des exportations belges de biens et services sera limitée à 0,8% en 2026. En 2027, en comptant sur un apaisement pérenne des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et une reprise des échanges commerciaux internationaux, la croissance des exportations remonterait à 2,5%.
La croissance des importations belges de biens et services devrait s'établir à 1,1% en 2026 et 2,8% en 2027. 
La contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB serait de -0,2% en 2026, et se maintiendrait à ce niveau en 2027.

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