Rapport transition - Lutte contre les changements climatiques (ODD13)
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Le treizième objectif de développement durable vise à renforcer la résilience et la capacité d’adaptation des pays face aux aléas et catastrophes climatiques avec un focus sur le renforcement des capacités des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement.
Cette ambition se traduit à chaque échelle : via le renforcement de la coopération internationale au travers notamment de l’opérationnalisation du fonds vert ; dans l’élaboration des politiques et planifications nationales, via la sensibilisation des citoyens et la mise en place de systèmes d’alertes rapides.
Contexte
L'ambition déclarée d'atteindre la neutralité carbone des bâtiments (scopes 1 et 2) d'ici 2035 constituait l'un des objectifs majeurs du volet 'campus durables' du premier plan de transition 2021-2026. Ainsi, l’UCLouvain s’est inscrite résolument dans les objectifs internationaux. Cet objectif ambitieux a mené, sur base d’études détaillées, à une refonte importante de la stratégie de rénovation, dotée d’une enveloppe financière supplémentaire de 100 millions d’euros, afin d’accélérer le rythme des rénovations.
Recherche
EM-DAT est une base de données complète et libre d'accès qui recense les impacts humains et économiques des catastrophes dans le monde entier depuis 1970. Créée et gérée par le CRED à l'UCLouvain, elle rassemble des informations provenant de nombreuses sources fiables. Des vérifications périodiques sont effectuées afin de garantir la complétude et la cohérence de la base de données. Grâce à sa large couverture et à sa longue histoire, EM-DAT constitue une base fiable pour repérer les tendances en matière de survenue de catastrophes et d'impacts humains, comparer les pays et éclairer les décisions dans divers domaines, allant des sciences environnementales à l'économie et à la santé publique.
EM-DAT encourage la réduction ciblée des risques de catastrophe et les mesures d'intervention.
Parmi les utilisateurs types, on trouve :
• Les gouvernements et les urbanistes pour l'établissement de profils de risque nationaux, la planification et les mesures d'urgence.
• Les agences sanitaires et les organisations non gouvernementales pour évaluer les besoins et cibler l'aide.
• Les chercheurs et les enseignants pour analyser les tendances et expliquer les risques.
• Les journalistes pour informer le public.
• Les assureurs et les donateurs pour comprendre l'exposition aux risques et orienter les investissements.
Vers la neutralité carbone de nos campus
Le deuxième plan de transition, validé en 2025, inscrit pleinement l’Université dans les objectifs des accords de Paris, en fixant pour ambition d’atteindre la neutralité carbone des bâtiments (scopes 1 et 2) d’ici 2035, et celle de l’ensemble de ses activités (scope 3) à l’horizon 2050.
Ce dernier objectif implique des actions à la hauteur de ces ambitions en termes de mobilité et d’achat de matériel et de services. En effet, si la mobilité représentait bien la plus importante part du bilan carbone 2017 et 2021, les achats étaient cependant largement sous - évalués par manque de données. Un travail plus pointu sur base du bilan comptable de l’Université permet d’approximer l’impact carbone de ces achats qui représenteraient, en 2017, 33% du bilan global, dont 17% pour les achats de matériel de laboratoire. Si les objectifs actuels du plan de transition (neutralité carbone des bâtiments et réduction de 20 % de la part modale de la voiture) sont atteints, la mobilité et les achats représenteront chacun environ 44 % du bilan carbone à l’horizon 2035.
Un suivi trisannuel minutieux du bilan carbone permet de s'assurer de garder le bon cap.
Retrouver l'analyse du dernier bilan carbone pour l'année 2024.
Service à la société
Eric Lambin, professeur à la Faculté des sciences et au Earth and Life Institute de l’UCLouvain, fait partie des quatre femmes et trois hommes nommé·es conseiller·es scientifiques en chef par la Commission européenne. Une position qui permet d'avoir une influence directe sur la prise en compte de la science dans les politiques européennes.
"Ma recherche concerne divers aspects de la transition vers une société durable, un sujet qui est d’une grande urgence pour la société. Il est important que les décisions politiques soient fondées sur les connaissances scientifiques les plus récentes. Or, il ne suffit pas de publier les résultats de la recherche dans des revues scientifiques pour qu’elles aient un impact sur les politiques. Il faut également traduire ces résultats en recommandations politiques et les communiquer clairement."