Caroline Bottu : 180 secondes pour expliquer le déploiement de l'énergie solaire dans les Alpes
eli | Louvain-la-Neuve
Trois minutes pour comprendre un sujet de thèse, c’est trop peu ? Pas du tout !
C’est ce que vous prouveront neuf doctorant·es de l’UCLouvain lors de la soirée "Ma Thèse en 180 secondes" (MT180), le 24 mars prochain. En 180 secondes, ils et elles vous plongeront dans l’univers de leurs recherches et tenteront de vous convaincre de l’intérêt de celles-ci…
Parmi elles et eux, Caroline Bottu, 31 ans, doctorante à l'Earth and Life Institute, présentera en quelques minutes sa thèse sur "L'énergie solaire dans les Alpes: pourquoi le soleil ne suffit-il pas?". Interview.
Caroline, qu'est-ce qui t'a poussé à t'inscrire au concours MT180 ?
Pendant mon bachelier, j’avais assisté au concours et j’avais trouvé ça vraiment génial. Je m’étais dit que, si un jour je faisais une thèse, je participerais. Donc quand j’ai commencé la mienne, c’était presque une évidence de m’inscrire.
Qu'aimes-tu particulièrement dans le fait de faire de la recherche scientifique ?
Je suis une personne curieuse de nature et j’aime apprendre en permanence. La recherche me correspond bien parce qu’à chaque étape, je découvre de nouvelles choses. Et puis, travailler à l’université, c’est très stimulant, on est entouré de sujets passionnants et de personnes inspirantes.
Qu'as-tu suivi comme parcours pour en arriver là où tu es aujourd'hui ?
J’ai commencé par un bachelier en géographie à l’UNamur, puis j’ai fait un master en gestion agro-environnementale à Aarhus University, au Danemark. Après ça, j’ai travaillé comme enseignante dans le secondaire, puis comme chargée de projet et de développement dans une ASBL qui promeut le voyage à vélo et en parallèle, je travaillais comme collaboratrice didactique à l’UNamur. Quand j’ai vu un poste d’assistante à l’UCLouvain, je n’ai pas hésité : l’idée de combiner recherche et enseignement me plaisait beaucoup. Et depuis octobre, je suis à 100 % en recherche, c'est chouette ça laisse plus de temps pour aller sur le terrain et en conférence.

Ton sujet de thèse porte sur "Le solaire dans les Alpes: pourquoi le soleil ne suffit-il pas?", en quoi ce sujet est-il important et pourquoi mérite-il d'être mis en lumière, selon toi ?
On doit avancer dans la transition énergétique, mais la vraie question, c’est : comment le faire ? Le solaire et l’éolien ont un énorme potentiel pour produire de l’énergie renouvelable, mais ils entrent aussi en concurrence avec d’autres usages du sol. Il est donc essentiel de comprendre comment ces projets sont développés aujourd’hui : qu’il s’agisse de grands parcs, qui s’inscrivent dans un modèle énergétique centralisé, ou de projets plus décentralisés. L’idée, c’est d’analyser les choix qui sont faits pour pouvoir mieux orienter les politiques publiques à l’avenir. Parce qu’aujourd’hui, on est encore loin des objectifs fixés par l’Union européenne pour 2030. Il faut agir, mais agir de manière juste et équitable.
Les résultats de la recherche scientifique, bien que pertinents et pointus, restent souvent enfermés dans des articles scientifiques difficilement lisibles et compréhensibles pour la majorité des personnes. Pour y remédier, penses-tu que les initiatives de vulgarisation comme MT180 devraient devenir une priorité dans le milieu de la recherche ?
Pour moi, l’objectif de MT180, c’est avant tout de susciter la curiosité et de donner envie d’en savoir plus. Pendant les coachings, j’ai appris à aller à l’essentiel et à rendre ma recherche plus accessible, et ça, je pense que c’est vraiment essentiel aujourd’hui. Donc oui, la vulgarisation devrait prendre une place plus importante dans le milieu de la recherche.

Envie d'en apprendre plus ? Venez écouter et soutenir Caroline Bottu lors de la soirée MT180, le 24 mars, à 17h30, à l'Aula Magna (Louvain-la-Neuve). Inscription ici.
Au sein de son équipe de recherche Luiret, Caroline a déjà publié un article scientifique. Lisez un résumé vulgarisé de cet article ici (en anglais).
Caroline sera face à 8 autres candidats. Découvrez-les et leurs sujets de recherche dans cet article.

Mise à jour du 24 mars 2026 : Lors de la finale UCLouvain du concours, Caroline Bottu a décroché la troisième place du podium et est sélectionnée pour participer à la grande finale interuniversitaire belge le 12 mai 2026 à Gembloux. Inscription ici.
Interview: Emmeline Van den Bosch