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AICE-T

juri | Louvain-la-Neuve

Contexte et ambition

Le projet de recherche AICE‑T (Analysing and Identifying the Circular Economy’s contribution to a just Transition) est développé depuis 2023 et a été officiellement lancé en 2024. Il réunit les travaux de cinq professeur·es et cinq chercheur·euses issu·es de différentes disciplines.

Objectif et approche

Le projet vise à analyser la manière dont les initiatives d’économie circulaire peuvent contribuer à une transition juste. Son approche est transdisciplinaire : elle consiste à travailler avec les acteur·rices de terrain, en s’appuyant sur leurs expériences et leurs savoirs, afin de favoriser des transformations bénéfiques pour l’ensemble de la société.

Après plusieurs mois de collecte de données et différentes séries d’entretiens semi‑directifs, le projet s’est concentré plus spécifiquement sur le secteur textile, et plus précisément sur la mise en œuvre de la Responsabilité Élargie des Producteur·rices (REP).

Ce choix s’explique par la dégradation marquée de la situation du secteur textile au cours des dernières années et par les difficultés rencontrées par ses acteur·rices, qui appellent à une reconfiguration structurelle en profondeur. La REP peut apporter des éléments de réponse, à condition qu’elle s’inscrive dans une stratégie couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur et qu’elle s’inspire des enseignements tirés d’autres systèmes européens de REP textile.

Pour soutenir cette dynamique, il apparaît essentiel de stimuler le dialogue avec les décideur·euses et les expert·es concerné·es, dans une perspective de coordination et de mise en cohérence des actions.

Axes principaux de recherche

Le secteur textile connaît actuellement des transformations majeures : tensions autour de la collecte et du tri des textiles usagés, émergence rapide de nouveaux modèles économiques, et évolution des pratiques de consommation. À cela s’ajoute la prochaine mise en œuvre de la REP textile, qui imposera aux producteur·rices mettant des produits sur le marché de contribuer à la gestion de leur fin de vie, et qui constituera un cadre institutionnel structurant pour les prochaines années.

 

Dans ce contexte, le projet vise à offrir un espace de dialogue neutre et transdisciplinaire, réunissant des acteur·rices souvent complémentaires mais rarement rassemblé·es. L’objectif est d’explorer collectivement les leviers, les freins et les opportunités permettant de renforcer la circularité textile en Belgique, et de favoriser l’émergence de visions partagées au sein d’une communauté de pratique.

Dans les domaines de la gestion des déchets et de l’économie circulaire, l’accès au foncier constitue un enjeu central. L’organisation spatiale du secteur est façonnée par des considérations logistiques, écologiques, politiques et de justice environnementale.

 

En adoptant une approche ancrée dans la géographie critique, cette recherche analyse les dynamiques par lesquelles l’espace est produit au sein du secteur des déchets. Les questions étudiées portent notamment sur les facteurs influençant la localisation des entreprises privées et des infrastructures publiques, les décisions d’implantation, les instruments de politiques publiques encadrant l’usage du sol et le zonage, ainsi que les logiques plus larges de la division internationale du travail.

 

Une attention particulière est accordée à la région métropolitaine bruxelloise, afin de comprendre comment, dans un contexte de forte concurrence entre usages du sol, les entreprises de l’économie circulaire parviennent, ou non, à s’implanter durablement.

Les inquiétudes croissantes liées à la rareté des ressources transforment les débats autour de l’approvisionnement, de la disponibilité et du contrôle des matériaux nécessaires aux économies contemporaines. Parallèlement, les déchets sont de plus en plus envisagés comme une source potentielle de ressources.

 

Cette évolution se reflète dans les cadres politiques et les pratiques industrielles, qui cherchent à récupérer et sécuriser les fractions valorisables des déchets. Elle soulève toutefois des questions essentielles d’accès : qui peut récupérer ces matériaux, dans quelles conditions, et avec quelles conséquences pour les différent·es acteur·rices concerné·es ?

 

Cette recherche examine la manière dont les représentations historiques, les infrastructures existantes et les cadres réglementaires structurent l’accès aux déchets à mesure qu’ils sont revalorisés comme ressources, ainsi que la façon dont les bénéfices et les charges de cette transition sont répartis de manière inégale.

En cours.

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