Justice de proximité : un enjeu de confiance au cœur des réflexions actuelles
mons |
À l’occasion du congrès annuel de l’Union Royale des Juges de Paix et de Police, organisé à Gand le 25 avril 2026, le Prof. Stéphane Moyson (ESPO/ISPOLE) est intervenu sur la question de la confiance dans la justice de proximité.
Une recherche sur les transformations de la justice
Cette intervention s’inscrivait dans le cadre d’un programme de recherche mené avec la Prof. Nathalie Schiffino-Leclercq (ESPO/ISPOLE), Inès Lequeux (ISPOLE), Elia Vionne (ISPOLE) et Anthony Ricotta (ISPOLE).
Ce programme analyse les transformations de la justice en Belgique et leurs effets sur les interactions entre les professionnel·les de la justice et les justiciables.
Un enjeu central pour l’institution judiciaire
Intitulée "La confiance dans la justice de proximité en Belgique : comprendre, situer, agir", l’intervention a mis en lumière un enjeu fondamental : la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Dans un contexte marqué par une distance croissante entre les citoyen·nes et les institutions publiques, la justice de paix et les tribunaux de police occupent une place particulière, constituant souvent le premier point de contact avec le système judiciaire.
Comprendre, situer et renforcer la confiance
L’intervention s’est articulée autour de trois axes : comprendre les mécanismes de la confiance dans le domaine judiciaire, situer la Belgique au regard d’autres institutions publiques et pays européens, et identifier les pratiques susceptibles de la renforcer.
En s’appuyant sur les dimensions de compétence, de bienveillance et d’intégrité, le Prof. Stéphane Moyson a souligné que la confiance constitue une condition essentielle de la légitimité judiciaire.
Au-delà de la correcte application du droit, elle repose également sur la perception d’une justice attentive et équitable : un justiciable peut ne pas obtenir gain de cause, mais reconnaître avoir été entendu, compris et traité de manière juste.