Quand les textes révèlent la violence et la domination
Dans l’oeuvre d’Ovide règne un imaginaire que l’on pourrait facilement qualifier de « féminin ». Une vision du monde où la nature, en mouvement permanent, apparaît tout à la fois comme la source luxuriante dont on tirerait des fruits – et la menace, le danger. Si la nature chez Ovide est femme, elle subit le sort réservé (non seulement dans la culture occidentale) à tout ce qui est décrété « féminin » : elle est entravée, domptée, mise en ordre. Mais aussi, très souvent : exploitée, violée, détruite. Quel imaginaire nous permettrait de saisir les métamorphoses du vivant en dehors d’une polarité binaire ? En fin de compte, est-il possible de repenser la relation de l’humain à la nature en faisant l’impasse des questions de genre ?
Intervenant·es
Pierre Assenmaker, professeur à l’UNamur, spécialiste de littérature latine
Diane Bernard, professeure à l’USL-Bruxelles, spécialiste des approches féministes du droit
Luca Giacomoni, metteur en scène ; artiste en résidence UCLouvain 2020–2021
Tania Van Hemelryck, professeure à l’UCLouvain, spécialiste de littérature française médiévale et conseillère du recteur pour la politique du genre
La rencontre est animée par Charles Doyen (UCLouvain).