Aller au contenu principal

Chauffage des bâtiments et neutralité carbone

transit |

Dans le cadre de son Plan Transition, l’UCLouvain s’est engagée à atteindre des bâtiments zéro carbone à l’horizon 2035.

Pour atteindre cet objectif, l’université met en œuvre depuis quelques années une stratégie énergétique reposant sur trois piliers complémentaires :

  • la rénovation énergétique profonde des bâtiments ;
  • une gestion plus sobre et plus efficace du chauffage, avec notamment une température cible fixée à 19 °C dans les bureaux et auditoire depuis 2022 ;
  • la décarbonation progressive de l’énergie consommée à l’université (100 % d’énergie verte d’ici 2035).

Ces actions ont permis de réduire de 16 % l’empreinte carbone liée à l’énergie depuis 2017.

Cette page explique comment fonctionne le chauffage des bâtiments à l’UCLouvain, pourquoi la température est fixée à 19 °C, et quelles solutions existent pour garantir le confort thermique tout en respectant les objectifs de neutralité carbone.

FAQ chauffage et confort thermique

L’UCLouvain, engagée dans une démarche de durabilité, a fait le choix d’adopter une politique de sobriété énergétique en fixant la température de chauffage à 19 °C. Cette mesure constitue un levier concret de réduction des émissions de CO₂ (voir Plan Transition CAP 2030). Mise en œuvre en 2022, elle a permis de diminuer la consommation de chauffage d’environ 15 %, soit près de 3 % de l’empreinte carbone totale de l’université (bilan carbone 2024).

 

Le bien-être des membres du personnel étant également un axe du plan stratégique de l’université, il a été décidé, en suivi de l’enquête PULSE-T et à la demande des membres du CPPT (Comité pour la Prévention et la Protection au Travail), d’accompagner cette décision de mesures collectives et individuelles permettant à chaque membre du personnel de bénéficier néanmoins d’un confort thermique satisfaisant.

Le Livre V, Titre 1er du Code du bien-être au travail concerne les ambiances thermiques. Dans ce cadre, chaque employeur doit veiller au confort de ses occupant·es et réaliser une analyse des risques.


Dans le cadre de cette analyse, l’employeur doit notamment veiller à tenir compte des valeurs d’action fixées par le législateur en fonction de la charge physique de travail. À cet égard, la température de l’air ne peut être inférieure à 18 °C pour un travail très léger, 16 °C pour un travail léger, 14 °C pour un travail moyen, 12 °C pour un travail lourd et 10 °C pour un travail très lourd.


L’employeur est également tenu de respecter les prescriptions et usages courants en matière de confort sur le lieu de travail, tels que décrits notamment dans la norme NBN EN ISO 7730.


Celle-ci repose sur la notion de confort thermique, définie comme un « état de satisfaction vis-à-vis de l’environnement thermique », dans lequel au moins 90 % des occupants ne ressentent ni sensation de chaleur excessive ni sensation de froid.


Le confort thermique ne correspond donc pas à une température fixe, mais à un état de bien-être ressenti par l’occupant·e. Il dépend non seulement de paramètres environnementaux tels que la température de l’air et des parois, l’humidité et les courants d’air, mais également de facteurs individuels, notamment l’activité physique, le métabolisme (lié entre autres à l’âge et au sexe) et les vêtements portés.

À l’UCLouvain, l’objectif est de maintenir une température cible de 19 °C dans les bureaux entre 8 h et 18 h les jours ouvrables et les auditoires quand ils sont occupés. 
En dehors de ces plages ou lors des périodes de fermeture (week-ends et la semaine entre Noël et le Nouvel An), les bâtiments ne sont pas chauffés.

 

Régulation par circuits et bureaux témoins


Chaque bâtiment est équipé de plusieurs circuits de chauffage, souvent répartis par façade. Pour chaque circuit, deux locaux sont désignés comme bureaux « témoins ».

Sur le site de Louvain-la-Neuve, la température est mesurée en continu à l’aide d’un thermostat et leurs radiateurs sont dépourvus de vannes thermostatiques afin de ne pas fausser les données. Il s’agit le plus souvent des bureaux les plus représentatifs du bâtiment et les moins exposés à des variations externes (soleil, paroi froide, etc.).


L’objectif est d’atteindre une température de 19 °C dans ces bureaux témoins dès 8 h du matin. Tant que ce n’est pas le cas ou dès que la température redescend sous les 19° C dans un des locaux témoins durant la journée (8h-18h), le chauffage redémarre pour maintenir la consigne.


Votre vanne thermostatique


La plupart des radiateurs sont équipés d’une vanne thermostatique permettant d’ajuster la température dans votre bureau. Son rôle principal est d’éviter une surchauffe lorsque le circuit de chauffage est encore actif parce que la température cible n’est pas atteinte dans le bureau témoin.


Si la pièce est trop chaude, il est généralement conseillé de régler la vanne sur 2 ou 3, puis d’ajuster progressivement jusqu’à trouver un niveau confortable. Une fois ce réglage optimal trouvé, il est préférable de ne plus le modifier.


Conseils d’usage :
 

- ajustez la vanne progressivement jusqu’à atteindre un confort satisfaisant ;
- évitez les changements fréquents de réglage ;
- il est inutile de fermer la vanne le soir ou le week-end : le système de chauffage est alors déjà à l’arrêt.
 

Important : lorsque le circuit de chauffage du bâtiment est coupé (parce que les bureaux témoins ont atteint la température cible, par exemple), le radiateur ne chauffera pas, même si la vanne thermostatique est complètement ouverte.

L’UCLouvain a mis en place une démarche d’objectivation et d’accompagnement pour l’hiver 2025–26 avec Futurable, qui permet de :
 

- mesurer objectivement les conditions dans votre bureau (température, humidité, horaires de chauffage, etc.) ;
 

- mettre en place un suivi par les services techniques de l’université lorsque la température cible n’est pas atteinte ;

 

- proposer un accompagnement personnalisé autour des solutions d’appoint de confort local.
 

> Plus d’informations sur l'accompagnement hivernal 2025-26

 

En outre, plusieurs gestes favorisent la sensation de confort thermique :

 

- Adapter son  habillement à la saison : pull chaud, cape ou plaid chaud qu'on laisse au bureau, sous-couches thermiques type laine de Mérinos ;
 

- Limiter les courants d’air : fermez les portes et les fenêtres ;
 

- Bouger régulièrement : l’activité physique aide à mieux réguler la température perçue ;
 

- Utiliser des solutions de confort local :  tapis chauffe-main, couvre-siège chauffant, gilet chauffant, bouillotte, etc. Ces solutions permettent d’améliorer directement le confort thermique sans augmenter la température du local.


L’UCLouvain a mis en place un marché public pour simplifier la commande de chauffe-mains et de couvre-sièges chauffants dans les services (les « kit hiver »).
 

> Découvrez les kits hiver et passez votre commande

Non, il n’est pas recommandé de fermer votre vanne thermostatique pour une journée de télétravail.


Si vous fermez votre vanne la veille de votre jour de télétravail, votre bureau risque de ne pas chauffer avant votre retour. Votre bureau mettra alors plus de temps à chauffer.
 

Bonne pratique : laissez votre vanne sur un réglage stable et ne la fermez qu’en cas d’absence prolongée.

Au printemps et à l’automne, les températures extérieures et l’ensoleillement varient fortement.
Cela rend plus complexe l’anticipation du chauffage et peut entraîner des différences de température entre locaux.

D’autres paramètres et pratiques contribuent à une gestion plus sobre, intelligente et adaptée du chauffage :
 

- Adapter le chauffage selon le type d’espace : zones de passage, bureaux, cafétérias, salles de réunion… Chaque espace a des besoins différents.

 

- Limiter le chauffage des zones de circulation : par exemple, suite à la rénovation de ces bâtiments, les cages d’escalier dans les Halles Universitaires et les espaces de circulation du bâtiment Vinci ne sont plus chauffés.


- Chauffage ponctuel à la demande : des test sont actuellement en cours dans certaines salles de réunion afin que la consigne soit plus basse que 19°C et que le chauffage puisse être activé à la demande, en fonction des réservations de la salle, via une minuterie.


Ces pratiques permettent de réduire la consommation globale tout en maintenant le confort pour les utilisateurs et utilisatrices. Si ces tests sont concluants, il est prévu d'étendre ces bonnes pratiques dans d'autres bâtiments.

Un accompagnement personnalisé pour l’hiver 2025–2026

Placeholder image

L’UCLouvain est consciente que, dans certains bâtiments, le chauffage peut ne pas fonctionner de manière optimale et uniforme entre les différents bureaux d'un même circuit (avec 2 locaux témoins par circuit) ou que, même lorsque la température cible de 19°C est atteinte, certaines personnes peuvent ressentir un inconfort thermique.

Dans le cadre du Plan Transition CAP 2030, l’université met donc en place, pour l’hiver 2025–2026, une démarche d’objectivation et d’accompagnement, en collaboration avec Futurable.

Cette démarche vise à :

  • mesurer objectivement les conditions de travail dans les bureaux (température, humidité, horaires de chauffage, etc.) ;
  • assurer un suivi par les services techniques lorsque la température cible n’est pas atteinte ;
  • écouter les besoins et proposer un accompagnement personnalisé, notamment autour de solutions de confort local.

Les kits hiver : améliorer son confort thermique

Afin d’améliorer le confort thermique de son personnel sans augmenter la consommation énergétique des bâtiments, l’UCLouvain met à disposition des solutions de chauffe proches du corps.
 

Les kits hiver comprennent des tapis chauffe-mains et des couvre-sièges chauffants sans fil.