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Perception visuelle

ipsy | Louvain-la-Neuve

Le banc de Michotte
1. Banc de Michotte

Description :
* Créé par Albert Michotte, ce banc permet l'étude expérimentale de la perception de causalité.  
* Il a été inspiré par la causalité perçue sur une table de billard : quand une bille en cogne une autre, celle-ci est lancée et ce mouvement nous apparaît comme "causé" par le choc.  
* Qu'est-ce qui suscite cette impression de causalité ? Le banc présente des objets dont les mouvements et le temps de contact peuvent être manipulés.  
* On peut ainsi étudier les conditions qui amènent l'observateur à percevoir une relation de cause à effet.  
 

Fonctionnement : 
* Le dispositif est constitué de trois disques sur chacun desquels deux courbes, l’une rouge et l’autre noire, d'allures différentes ont été tracées.  
* Au moment de la présentation, les disques sont masqués par un écran. 
* Une fenêtre horizontale découpée dans l'écran montre un segment des deux courbes.  
* Quand le disque est mis en rotation, ces courbes défilent dans la fenêtre. 
* Elles montrent deux carrés dont les mouvements et le temps de contact peuvent être manipulés avec précision par l'ajustement du tracé des courbes.  
* L'observateur doit rapporter sa perception.   
 

Projecteur
 2. Projecteurs de Michotte  

Description :
* Ce système a été créé par Albert Michotte comme méthode alternative à celle des disques rotatifs du banc de Michotte pour l'étude de la causalité. 
* Deux projecteurs de diapositives sont posés l’un et l’autre sur des plateaux rotatifs.
* Un système électromécanique contrôle les mouvements jumelés des deux projecteurs.  
* Le dispositif permettait une rotation de quelques degrés de chaque projecteur, ce qui avait pour effet de provoquer un déplacement linéaire des deux images projetées sur l’écran.  
* Le dispositif électromécanique permettait de varier la vitesse de déplacement, les rapports de vitesse, de même que la distance de déplacement des images projetées 
 

Fonctionnement : 
* Le participant est assis devant un écran sur lequel il voit deux images qui se déplacent et entrent en contact selon les paramètres fixés par l'expérimentateur.  
* Il doit décrire ce qui se passe.  
* Les deux projecteurs sont jumelés mais avec un petit décalage.  
* Ainsi, par exemple, si le premier projecteur met en mouvement une image puis s'arrête au moment où le deuxième projette à son tour une image, le sujet rapporte généralement l’impression d'une causalité de l'action de la première image sur celle de la seconde.   

 

Camera 16mm
3. Caméra 16 mm Ciné Nizo  

Description :
* Cette caméra 16 mm, initialement destinée à être tenue en main, est insérée dans un dispositif créé au sein du laboratoire de Michotte en vue de rendre son utilisation aisée en cours d'expérience.  

* La caméra est fixée à un socle en bois et à une cloison verticale de façon à lui assurer une stabilité parfaite.  

* Un dispositif simple de marche-arrêt est installé.  

* Il est constitué d'un disque en bois dont la rotation d'un demi-tour permet de déclencher soit la marche ("O" pour Ouvert) soit l'arrêt ("F" pour Fermé) du moteur de la caméra.  

* Une clé permet de remonter le ressort qui assure la tension du moteur mécanique de la caméra. 
 

Fonctionnement :
* On installe la caméra face au participant dont on souhaite enregistrer de manière continue l'activité ou les mouvements au cours d'une expérimentation.  

* La stabilité et la simplicité du dispositif assurent un enregistrement de grande précision tout au long de l’expérimentation 

 

Banc optique
4. Banc d’optique 

Description :
* Le banc d'optique (ou banc optique) est un "rail" sur lequel on peut aligner, déplacer et transmuter tous types d'éléments d'optique : lentilles, loupes, miroirs, prismes, diaphragmes, sources lumineuses, lasers, écrans de présentation de stimuli, etc.  
 

Fonctionnement :
* Le banc d'optique permet à l'expérimentateur de composer le dispositif d'optique qu'il souhaite soumettre à l'expérimentation.  

* Ensuite, le participant est placé à l'extrémité du banc et on lui demande de diriger son regard dans l'axe des éléments du dispositif.  

* L'expérimentateur peut alors recueillir les réponses verbales par lesquelles ce participant traduit les éléments de son expérience visuelle.  

 

 Tachistoscope de Fauville
5. Tachistoscope de Fauville 

Description :
* Mis au point par Arthur Fauville dans le laboratoire de Michotte, ce banc d'optique permet la présentation de stimuli visuels pendant une durée brève.  

* Il se compose de (1) un porte-carte dans lequel on insère le stimulus (mot, chiffre, figure…), (2) un disque tournant avec fenêtre réglable qui sert d'obturateur, (3) un objectif qui projette le stimulus sur (4) un écran, (5) un objectif qui grossit le stimulus, et (6) un fixe-tête muni d'un volet pouvant couvrir l'un des yeux.  

* Le dispositif est utilisé dans l'étude de la perception visuelle, de la mémoire et de l'apprentissage. 
 

Fonctionnement :
* La fenêtre du disque tournant sert d'obturateur.  

* Sa dimension réglable permet de faire varier la vitesse d'obturation de 10 à 300 msec.

* Après ce réglage, l'expérimentateur déclenche un système de ressort et de contrepoids.  

* Il donne ainsi au disque un mouvement d'un demi-tour autour de son axe.  

* Au cours de ce bref mouvement, la fenêtre du disque ne passe qu'un court instant devant l'objectif de projection.  

* C'est ce système qui assure la présentation brève et calibrée du stimulus au participant.  

 

Campimetre
6. Campimètre 

Description :
* Le campimètre sert à l'étude qualitative du champ visuel.  

* Il permet de mesurer l'étendue du champ visuel non sensible ("tache aveugle") situé à l'entrée du nerf optique, là où il n'y a pas de récepteurs sensibles à la lumière.  

* Il permet aussi l'étude de la sensibilité aux phénomènes chromatiques.  

* La rétine n'est pas sensible à toutes les longueurs d'ondes.  

* Au centre de la rétine, les cônes en abondance permettent la perception de toutes les couleurs.

* A la périphérie, les bâtonnets étant en nombre croissant, certaines couleurs disparaissent avant d'autres. 
 

Fonctionnement :
* On place la tête du participant perpendiculairement à l’axe horizontal et on lui demande de regarder le point fixe face à lui.  

* Sur le pourtour gradué de l'arc de cercle, on déplace un point coloré jusqu’à ce qu’on obtienne la sensation visuelle attendue : "je vois un point de telle couleur".  

* On opère ensuite de même en partant de diverses positions périphériques.  

* On peut faire une exploration systématique de tout le champ visuel en modifiant l’axe du campimètre

 

dispositif de mélanges chromatiques
7. Dispositif de mélanges chromatiques   

Description :
* Le dispositif sert à démontrer les impressions visuelles qui résultent du mélange de couleurs.  

* Ses 3 disques sont composés de secteurs de couleurs différentes en proportions variables.  

* Une manivelle permet de les mettre en rotation rapide.  

* L'œil ne pouvant suivre le mouvement, la persistance rétinienne effectue la combinaison des couleurs.  

* L'observateur perçoit alors la résultante du mélange.  

* Les trois disques permettent de comparer les effets de différentes combinaisons de couleurs. 
 

Fonctionnement :
* Depuis Newton, on sait que la lumière du soleil est composée des couleurs de l’arc-en-ciel. * On peut le montrer par la rotation d'un disque composé des 7 couleurs de l’arc-en-ciel : on ne voit plus que du gris.  

* Un disque blanc et noir produira le même résultat.  

* On obtiendra encore le même effet avec 3 couleurs, comme rouge, vert et bleu.  

* Deux couleurs suffisent à produire le gris si elles sont complémentaires (jaune et bleu, ou rouge et vert).  

* Avec des couleurs non complémentaires, on pourra montrer les innombrables effets du mélange de couleurs. 

 

spectroscope
8. Spectroscope  

Description :
* Conçu en 1860 par Gustav Kirchhoff et Robert Bunsen, le spectroscope analyse le spectre lumineux, c’est-à-dire les composants de la lumière.  

* Ainsi, une lumière blanche sera décomposée en couleurs de l'arc-en-ciel.  

* La chambre centrale contient un prisme autour duquel sont répartis trois tubes.  

* Un premier tube, le collimateur, récolte la lumière émise par la substance à analyser, qui est éclairée par une lampe.  

* La lumière traverse le prisme puis entre dans le second tube, la lunette, par laquelle l'observateur voit la lumière décomposée.  

* Un troisième tube, le micromètre, mesure les composants du spectre coloré. 
 

Fonctionnement : 
* Le spectroscope contribuait à l'étude des perceptions complexes qu'on cherchait à décomposer en parties élémentaires.  

* Il permettait de décomposer la lumière et de tester comment les participants percevaient les couleurs et les contrastes.  

* Il permettait aussi d’examiner les seuils de discrimination entre différentes intensités lumineuses ou d'étudier la façon dont l’œil s’adapte à des stimuli lumineux constants ou variables.  

* Le spectroscope servait encore à produire des stimuli lumineux précis pour les expériences. 

 

9. Ophtalmoscope de Liebreich 
9. Ophtalmoscope de Liebreich 

Description : 
* L'ophtalmoscope permet de visualiser les structures internes de l'œil.  

* Ce modèle, créé en 1855 par Richard Liebreich, se tient en main.  

* Il comporte un miroir concave doté d'un œilleton ainsi qu'un porte-lentille articulé par une charnière.  

* Il est accompagné de cinq lentilles interchangeables permettant de concentrer plus ou moins la lumière en fonction des caractéristiques du participant.  

* S'y ajoutent deux lentilles permettant de corriger l'hypermétropie ou la myopie de l'observateur.  
 

Fonctionnement :
* Lors de l'étude des phénomènes de la perception visuelle, il était parfois nécessaire de vérifier les particularités éventuelles des yeux des participants.  

* Une source lumineuse était placée derrière lui.

* L'expérimentateur récupérait cette source sur le miroir concave de l'instrument et la dirigeait vers la pupille de l'œil du participant.  

* A travers l'œilleton de l'ophtalmoscope, il examinait alors la partie interne du globe oculaire ainsi illuminée.  

 

Télébinoculaire
10. Télébinoculaire  

Description : 
* Ces télé-jumelles ophtalmiques répondent à deux fonctions.  

* D’une part, c’est un dispositif d'optométrie utilisé pour l'examen de la vision.  

* D’autre part, c’est un instrument permettant de visionner des stéréogrammes dans des conditions de haute qualité optique.  

* Les stéréogrammes sont constitués de deux photographies ou impressions photomécaniques presque identiques, appariées pour produire l'illusion d'une seule image tridimensionnelle lorsqu'elles sont visionnées à travers un stéréoscope.  
 

Fonctionnement : 
* On insère un stéréogramme dans le lutrin de l'appareil.  

* Le lutrin coulisse sur une règle graduée qui permet de fixer avec précision la distance de présentation du stéréogramme.  

* L'utilisateur place ses yeux devant les lentilles.

* Alors qu'un stéréoscope classique comporte des prismes en forme de coin dont l’épaisseur est de 7 mm, les télé-jumelles possèdent des lentilles achromatiques d'une épaisseur de 21 mm.  

* Cette caractéristique les dote d'une résolution très supérieure. 
 

Stéréoscope
11. Stéréoscope   

Description :
* Cet instrument présente côte à côte deux images d'un même objet prises sous un angle légèrement différent, que l'on regarde à travers une paire de lentilles.  

* Ces images se fondent chez l'observateur alors en une image plane virtuelle unique qui donne une impression 3D.  

* Le dispositif reproduit le processus de la perception en relief, qui se forme parce que le cerveau reconstitue en un seul modèle visuel les deux images planes et différentes provenant de chaque œil.  
 

Fonctionnement : 
* On soulève la pièce supérieure du stéréoscope et on insère une image "stéréo".  

* Sur l’échelle millimétrée du cadre du stéréoscope, on mesure la distance du bord gauche de l’image stéréo.  

* On ajuste ensuite la distance des lentilles par rotation des anneaux.  

* Sur cet appareil-ci, la distance des lentilles se règle en fonction de la largeur de l’image, et non selon l’écart des yeux, comme on le fait dans le cas des jumelles.