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Processus sensori-moteurs

ipsy | Louvain-la-Neuve

souricière
12. Test de dextérité ou « souricière »  

Description :

* Ce test de type psychotechnique est destiné à mesurer l’habileté des doigts et de la main.  
* Créé par Walther Moede en 1929 sous le nom d'« enfileur de rondelles », il a aussi été appelé « labyrinthe en fil de fer » et « souricière ».  
* Le dispositif est constitué d’un fil métallique mesurant 2 mètres de longueur.  
* Il est tortillé irrégulièrement et présente 29 coudes dont les angles sont plus ou moins ouverts.  
* Des rondelles métalliques percées chacune d’un trou de 5 mm sont enfilées sur une partie rectiligne et verticale du dispositif. 
 

Fonctionnement :

* Le participant doit déplacer le plus rapidement possible toutes les rondelles en suivant les méandres du fil tortillé, puis les ramener à leur point de départ.  
* Cette épreuve, simple à réaliser mais d’une passation un peu longue, informe sur la dextérité du participant, mais aussi sur sa persévérance à poursuivre jusqu’au terme une épreuve assez longue, ce qui constitue un facteur non négligeable dans les tâches de routine.  
 

 Illusion taille-poids de Demoor
13. Illusion taille-poids de Demoor

Description : 

* L’illusion taille-poids de Demoor est un exemple classique du phénomène d’interactions inter-modulaires dans la perception des objets.
*  Dans ce cas-ci, il s'agit des interactions entre les informations visuelles et les informations kinesthésiques. 
* Les deux objets ont le même poids, mais le plus volumineux des deux objets paraît plus lourd.  
 

Fonctionnement :

* Au moment de soulever un objet, l'information visuelle - la taille de l'objet - prend la préséance sur l'information kinesthésique. 
* L'information visuelle a même un impact sur le contrôle de l'action motrice exercée en direction de l'objet à soulever : on développe une force musculaire plus grande pour soulever l'objet plus volumineux, et donc apparemment plus lourd.  

Perception différentielle des poids
14. Perception différentielle des poids 

Description : 

Dispositif destiné à évaluer la capacité de percevoir des différences de poids.  
* Il est composé de 45 cartouches pesants chacune un poids différent.  
* Les poids sont échelonnés de 10 grammes à 100 grammes avec un écart variant de 1 à 5 grammes entre deux cartouches.  
 

Fonctionnement :

Le participant devait comparer deux objets de poids différents en les prenant en main. 
On lui demandait si, oui ou non, il percevait une différence de poids entre ces objets. 
On pouvait ainsi établir le "seuil différentiel", c'est-à-dire la plus petite différence entre deux poids qui puisse être détectée par le participant.
 

Kinésimètre
15. Kinésimètre  

Description : 

* Le kinésimètre est un dispositif conçu par Albert Michotte dans le cadre de recherches sur la mémoire kinesthésique, c'est-à-dire la capacité à se souvenir des mouvements effectués.  
* L’appareil est composé d’une latte graduée de 50 cm surmontée d’une tige métallique sur laquelle se trouve un curseur mobile coulissant entre deux butoirs.  
* Il est utilisé pour mesurer la précision de la reproduction d'un mouvement lorsque le participant n'est guidé que par des sensations kinesthésiques.  
* Cet appareil a montré que la perception interne de l'espace n'était pas innée mais acquise, de même que l’influence de la perception visuelle sur la perception kinesthésique. 
 

Fonctionnement :

* Le participant est invité à déplacer un curseur jusqu'à un butoir.  
* Il lui est demandé de répéter le même geste à plusieurs reprises de manière à mémoriser la distance parcourue par le curseur.  
* Le butoir est alors déplacé par l’expérimentateur. Dans un second temps, le participant doit retrouver la position initiale du butoir, les yeux fermés.  
* La latte graduée permet de mesurer la différence entre la position initiale et celle estimée les yeux fermés.  
 

Cinésigrammes 
16. Cinésigrammes  

Description :

* Les cinésigrammes montrent la trace photographique d'un mouvement de la main qui a été exécuté par un participant sur un plan horizontal placé disposé devant lui. 
*  Ils étaient utilisés dans les études sur la transformation des mouvements lorsqu'ils sont répétés rapidement.  
* Une petite ampoule électrique était fixée à l'extrémité́ du doigt.  
Une caméra posée en surplomb du plan horizontal enregistrait, dans l’obscurité, les déplacements successifs de la main en photographiant en plongée ses trajectoires lumineuses.  
* Le film était développé image par image et donnait lieu ainsi à un grand nombre de photos de mouvements.  
* Ce dispositif a notamment servi à la réalisation de la thèse de Gérard de Montpellier, qui par la suite a succédé à Albert Michotte. 
 

Fonctionnement : 

* Des mouvements simples de la main et du bras étaient exécutés dans des conditions de vitesse et d'exactitude déterminées. 
* Dans les réactions de traçage, (analogues à l'écriture), le participant devait suivre le contour de figures géométriques données.  
* Dans les réactions de frappe (analogues à la dactylographie), il devait toucher, dans un ordre indiqué, plusieurs cibles disposées sur un clavier. 
 his doctoral thesis. 
 

 
https://www.uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-ipsy/musee-albert-michotte/Cin%C3%A9%20Photo%20Sept-Cin%C3%A9sigrammes%20web.jpg
7. Appareil "Ciné Photo Sept"  

Description : 

* Le Ciné Photo Sept est un appareil photographique d’une conception unique qui a été très populaire à Hollywood notamment.  
* Créé en France par André Debrie dans les années 1920, il utilise des pellicules de 35mm à perforations (format 24 x 36) en cassettes spéciales.  
* L'obturateur, rotatif et à vitesse variable, est entraîné par un moteur à ressort. 
* L'objectif (1 : 3.5/50mm) est interchangeable.  
* Le bouton chromé du bas, à gauche, permet de choisir entre la prise de vue en continu, la pose et l'instantané.  
* La vis en bas règle la vitesse en fonction caméra. 
* L'arrière du boîtier permet de voir le compteur de vue (0 à 255 par pas de 5). 
* Le bouchon rond, une fois retiré, permet de fixer une lampe pour la projection. 
 

Fonctionnement :

* Le Ciné Photo Sept est un appareil photographique d’une conception unique qui a été très populaire à Hollywood notamment.  
* Créé en France par André Debrie dans les années 1920, il utilise des pellicules de 35mm à perforations (format 24 x 36) en cassettes spéciales.  
* L'obturateur, rotatif et à vitesse variable, est entraîné par un moteur à ressort. 
* L'objectif (1 : 3.5/50mm) est interchangeable.  
* Le bouton chromé du bas, à gauche, permet de choisir entre la prise de vue en continu, la pose et l'instantané.  
* La vis en bas règle la vitesse en fonction caméra.  
* L'arrière du boîtier permet de voir le compteur de vue (0 à 255 par pas de 5). 
* Le bouchon rond, une fois retiré, permet de fixer une lampe pour la projection.

Réaction de visée
8. Réaction de visée (2 modèles)   

Description :

* Ces deux appareils sont destinés à évaluer la dextérité lors de tâches exigeant une grande précision.   
* Le premier propose deux parcours parallèles dessinés en dents de scie.  
* Le second est constitué d'une plaque de métal dans laquelle sont percés une série de trous dont la taille va en diminuant.  
* Dans les deux cas, un stylet de métal est raccordé à l'appareil.  
* Chaque appareil est équipé d’un système électrique visuel ou sonore pour signaler une imprécision du mouvement. 
 

Fonctionnement :

* Dans le premier cas, le participant doit suivre le tracé en dents de scie sans en toucher les bords.  
* Dans le second cas, le participant doit introduire le stylet dans les orifices calibrés.  
* La tâche devient de plus en plus difficile car les orifices sont de plus en plus petits. 
* Dans un cas comme dans l’autre, dès que le stylet touche un bord, il y a fermeture d'un circuit électrique qui active le signal sonore ou visuel.  
* Les signaux sont comptabilisés.  
* On peut également compliquer la tâche en imposant un rythme ou un délai au participant, au moyen d'un métronome ou d’un chronomètre.  

 Tapping board
19. Tapping board  

Description :

* Cet appareil a été conçu pour étudier l'une des formes les plus élémentaires de la psychomotricité.  
* Il permet d’évaluer des capacités motrices fines, notamment la rapidité, la précision et la coordination des mouvements.  
* C’est une performance qui est mise en œuvre dans la dactylographie par exemple. 
* Le tapping board reste un outil polyvalent en psychologie expérimentale, utile pour l'étude des relations entre le cerveau, le mouvement et divers états cognitifs ou pathologiques. 
 

Fonctionnement :

* La tâche consiste simplement à taper le plus rapidement possible, à l’aide d’un stylet, soit sur l’une, soit sur les deux plaques carrées en acier.  
* Le nombre de frappes est enregistré par un procédé kymographique (pour suivre des variations physiologiques en temps réel) ou chronographique (pour étudier la vitesse des processus cognitifs et moteurs).  
* L’expérience durait en général maximum 10 minutes pour éviter une trop grande fatigue du participant. 
 

Epreuve de manipulation
20. Epreuve de manipulation  

Description. 

* Cet appareil présente 50 tiges filetées disposées à intervalles réguliers sur un tableau métallique.  
* Le dispositif comporte aussi un écrou rond qui peut être vissé sur les tiges.  
* L’épreuve permet d’évaluer la dextérité et l’organisation du mouvement dans une séquence.  
 

Fonctionnement. 

* On demandait au participant de visser, puis de dévisser, l'écrou sur chacune des 50 tiges du tableau, rangée par rangée de gauche à droite, et ce jusqu’à ce que tout le tableau ait été parcouru.  
* Chaque vissage devait être fait à fond, ce dont on s’assurait par le déclic d’un numérateur intercalé dans le circuit électrique du tableau.  
* Le participant répétait l’exercice à deux reprises avec un intervalle de repos de 5 minutes.  
* L’exercice est un peu plus complexe que dans l’expérience de frappe (appareil n°19) à cause de la précision motrice requise et de la séquence imposée au participant.