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2025-2026 | Voix portées

culture |

Assis, hébété, parmi d’autres officiers que l’on pourrait facilement imaginer face à un écran de cinéma, un homme hésite. Il peine à se maintenir droit, ne semble pas savoir quoi faire de ses bras alors que tous les autres les croisent. Son voisin ne lui laisse pas le choix : « Parlez. Vous devez parler. C’est notre seul espoir.» Soudain investi d’une énergie fragile et déterminée, l’homme se lève. La caméra le suit jusqu’à un pupitre. L’homme est cadré en gros plan et nous regarde dans le blanc des yeux. Il n’est plus spectateur, il a pris la place de l’écran et paraît nous adresser directement la parole. S'ensuit un plan de quatre minutes pendant lesquelles il s’insurge contre la violence, les guerres et plaide en faveur de l’abolition des barrières nationales, de la cupidité, de la haine et de l’intolérance. Cet homme n’est autre que Charlie Chaplin. Nous sommes en 1940, Hitler est au pouvoir et peu de voix osent s’élever outre-atlantique pour dénoncer un tournant mortifère qui s’amorce dans l’indifférence générale. Chaplin aura résisté pendant 10 ans aux sirènes du parlant. Lorsqu’il choisit de s’y convertir enfin, c’est pour fusionner sa parole avec celle de son personnage et faire du Dictateur (1940) une œuvre majeure porteuse d’une double voix : Celle ouïe  de Charlot, dont le timbre se sera longtemps fait désirer et celle portée par Charles, adressée au monde entier, résolument politique. 

Cette saison, en lien avec la saison culturelle de l’UCLouvain Chants Libres !, le ciné-club ouvre la voix et consacre sa programmation à des œuvres marquantes de l’histoire du cinéma qui, comme le film de Chaplin, entendent la parole sous cette double acception : la voix organique nous permettant de communiquer et l’expression engagée de celles et ceux que l’on n’entend pas ou trop peu. Les deux étant, bien entendu, intimement liées.  

La saison s’ouvrira ainsi l’oreille tendue vers le pays du soleil levant, le temps d’une séance muette accompagnée au piano avec Gosses de Tokyo de Yasujiro Ozu (1932). Une œuvre drôle et politique dépeignant le quotidien des enfants de la rue dans le Tokyo du début du XXe siècle. A ces voix succèderont celle des banlieues françaises, à l’occasion de la projection de La Haine de Matthieu Kassovitz (1995), pour le 30e anniversaire de sa sortie. Notre exploration nous mènera ensuite au cinéma verbal, musical et ouvert sur la diversité de John Cassavetes avec Shadows (1959) en passant par l’œuvre postcoloniale fondatrice et inoubliable La noire de… d’Ousmane Sembène (1966). Les fêtes de fin d’année seront l’occasion de (re)voir Festen de Thomas Vinterberg (1998) où la libération de la parole opère au sein de la cellule familiale. 

Lors de la deuxième partie de la saison, plusieurs voix résonneront dans les travées du Pathé. Les mots chuchotés de Holly Hunter dans La leçon de piano de Jane Campion (1993), mais aussi la voix de l’intelligence artificielle OS1 - Scarlett Johansson - dans Her (Spike Jonze, 2013), film prophétique sur le devenir des IA. Ces deux voix d’actrices seront vite rejointes par beaucoup d’autres dans Sois belle et tais-toi de Delphine Seyrig (1981), où la comédienne et cinéaste donne la parole aux femmes de l’industrie du cinéma, à une période ou le tournant MeToo n’est qu’un lointain mirage. A l’occasion de la journée des droits des femmes, il sera encore question de libération de la parole avec le documentaire japonais, inédit en salles, de Shiori Ito Black Box Diaries (2025). La cinéaste et journaliste y partage son parcours pour faire reconnaitre l’agression sexuelle dont elle a été victime, dans un Japon très réticent à aborder collectivement ces questions. La saison s’achèvera avec les voix d’Al Pacino et de Sidney Lumet dans Serpico (1973), nous rappelant le besoin toujours renouvelé de lanceurs et lanceuses d’alerte.  

Une année de cinéma à voir donc … et surtout à entendre.

 

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    Cinéclub | Otona no miru ehon : Umarete wa mita keredo [Gosse de Tokyo – Je suis né mais]
    07 Oct
    07 Oct
    ...

    De Yasujiro Ozu, avec Tatsuo Saitō Tomio Aoki Mitsuko Yoshikawa, JAPON, 1932, 91 min., muet, noir & blanc.

    Dans ce chef-d’œuvre du cinéma muet japonais, Ozu dépeint avec délicatesse le quotidien d’une famille de la classe moyenne dans la banlieue de Tokyo. Il s’agit d’un film charnière entre les comédies de mœurs pleines d’humour de la jeunesse du réalisateur qui emprunte aux recettes du burlesque américain, et les éléments caractéristiques de son œuvre à venir, comme la décomposition d’un regard social hiérarchisé à partir d’une situation de crise familiale. Cette décomposition s’opère à travers les yeux de deux jeunes garçons récemment installés dans un nouveau quartier. Adeptes de l’école buissonnière, ils se moquent des beaux discours de leur père, médiocre employé de bureau, sur le sens du devoir, et entreprennent une grève en guise de désapprobation. Une grève qu’Ozu réinterprètera 27 ans plus tard dans Ohayo (Bonjour), remake de son propre film, comme une grève de la parole. Dans le film de 1932,  la parole, absente en surface (muet oblige), est toutefois au centre du conflit : les gestes, les mimiques, les regards, les silences portés par les enfants interrogent le poids des conventions, l’autorité paternelle et le décalage entre les paroles des adultes et leur soumission à la réalité sociale.
     

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    Cinéclub | Otona no miru ehon : Umarete wa mita keredo [Gosse de Tokyo – Je suis né mais]
    07 Oct
    07 Oct
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    De Yasujiro Ozu, avec Tatsuo Saitō Tomio Aoki Mitsuko Yoshikawa, JAPON, 1932, 91 min., muet, noir & blanc.

    Dans ce chef-d’œuvre du cinéma muet japonais, Ozu dépeint avec délicatesse le quotidien d’une famille de la classe moyenne dans la banlieue de Tokyo. Il s’agit d’un film charnière entre les comédies de mœurs pleines d’humour de la jeunesse du réalisateur qui emprunte aux recettes du burlesque américain, et les éléments caractéristiques de son œuvre à venir, comme la décomposition d’un regard social hiérarchisé à partir d’une situation de crise familiale. Cette décomposition s’opère à travers les yeux de deux jeunes garçons récemment installés dans un nouveau quartier. Adeptes de l’école buissonnière, ils se moquent des beaux discours de leur père, médiocre employé de bureau, sur le sens du devoir, et entreprennent une grève en guise de désapprobation. Une grève qu’Ozu réinterprètera 27 ans plus tard dans Ohayo (Bonjour), remake de son propre film, comme une grève de la parole. Dans le film de 1932,  la parole, absente en surface (muet oblige), est toutefois au centre du conflit : les gestes, les mimiques, les regards, les silences portés par les enfants interrogent le poids des conventions, l’autorité paternelle et le décalage entre les paroles des adultes et leur soumission à la réalité sociale.
     

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    Cinéclub | La Haine
    21 Oct
    21 Oct
    ...

    de Mathieu Kassovitz, avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui, FRA, 1995, 95min, v.o. fr., noir & blanc.


    « Jusqu’ici tout va bien. Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage. » 

    C’est avec cette réplique devenue culte que s’ouvre La Haine, sorti en 1995.
    Inspiré d’un fait divers tragique - la mort de Makomé M’Bowolé, 17 ans, tué par balle lors d’une garde à vue - Mathieu Kassovitz explore, à travers le parcours de trois amis, les tensions sociales et raciales qui traversent leur banlieue après une bavure policière. Rendant hommage à plusieurs classiques du cinéma, le film est devenu à son tour une référence majeure. Primé de nombreuses fois, notamment au festival de Cannes et aux César, il reste, trente ans après sa sortie, d’une actualité saisissante. 

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    Cinéclub | La Haine
    21 Oct
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    de Mathieu Kassovitz, avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui, FRA, 1995, 95min, v.o. fr., noir & blanc.


    « Jusqu’ici tout va bien. Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage. » 

    C’est avec cette réplique devenue culte que s’ouvre La Haine, sorti en 1995.
    Inspiré d’un fait divers tragique - la mort de Makomé M’Bowolé, 17 ans, tué par balle lors d’une garde à vue - Mathieu Kassovitz explore, à travers le parcours de trois amis, les tensions sociales et raciales qui traversent leur banlieue après une bavure policière. Rendant hommage à plusieurs classiques du cinéma, le film est devenu à son tour une référence majeure. Primé de nombreuses fois, notamment au festival de Cannes et aux César, il reste, trente ans après sa sortie, d’une actualité saisissante. 

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    Cinéclub | La Noire de…
    18 Nov
    18 Nov
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    de Ousmane  Sembène, avec  Mbissine Thérèse Diop, Anne-Marie Jelinek, Robert Fontaine, SEN, FRA, 1966,  65 min., v.o. fr., noir & blanc.


    Ramenée du Sénégal à Antibes par des expatriés blancs qui l’ont prise sous leur coupe, Diouana découvre en France un quotidien d’humiliation, de maltraitance et d’exploitation. Loin de l’image qu’elle s’en faisait, le pays des Lumières devient rapidement sa prison.  


    Premier film de fiction de son auteur, lauréat du prix Jean Vigo lors de sa sortie en 1966, La Noire de… est de ces films qui ébranlent, questionnent et hantent pour longtemps. Pierre angulaire du cinéma postcolonial, il n’a rien perdu ni de sa pertinence ni de ses immenses qualités cinématographiques. 

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    Cinéclub | La Noire de…
    18 Nov
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    de Ousmane  Sembène, avec  Mbissine Thérèse Diop, Anne-Marie Jelinek, Robert Fontaine, SEN, FRA, 1966,  65 min., v.o. fr., noir & blanc.


    Ramenée du Sénégal à Antibes par des expatriés blancs qui l’ont prise sous leur coupe, Diouana découvre en France un quotidien d’humiliation, de maltraitance et d’exploitation. Loin de l’image qu’elle s’en faisait, le pays des Lumières devient rapidement sa prison.  


    Premier film de fiction de son auteur, lauréat du prix Jean Vigo lors de sa sortie en 1966, La Noire de… est de ces films qui ébranlent, questionnent et hantent pour longtemps. Pierre angulaire du cinéma postcolonial, il n’a rien perdu ni de sa pertinence ni de ses immenses qualités cinématographiques. 

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    Cinéclub | Mais nous sommes tous antiracistes
    25 Nov
    25 Nov
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    de Thierry Odeyn, avec Roger Nols, Henri Simonet, France Blanmailland, BEL, 1983, 50 min., v.o. fr., couleurs. 


    Réalisé par Thierry Odeyn en 1982, ce documentaire belge propose d’entendre des Blancs débattre de questions d’immigration à la veille d’élections communales. Engagé, drôle et rusé, le film nous invite à réfléchir au rôle des médias et à la banalisation des discours xénophobes et antidémocratiques dans la sphère publique. Toute ressemblance avec une situation actuelle n’est évidemment pas fortuite. 

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    Cinéclub | Mais nous sommes tous antiracistes
    25 Nov
    25 Nov
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    de Thierry Odeyn, avec Roger Nols, Henri Simonet, France Blanmailland, BEL, 1983, 50 min., v.o. fr., couleurs. 


    Réalisé par Thierry Odeyn en 1982, ce documentaire belge propose d’entendre des Blancs débattre de questions d’immigration à la veille d’élections communales. Engagé, drôle et rusé, le film nous invite à réfléchir au rôle des médias et à la banalisation des discours xénophobes et antidémocratiques dans la sphère publique. Toute ressemblance avec une situation actuelle n’est évidemment pas fortuite. 

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    Cinéclub | The Great Dictator
    02 Dec
    02 Dec
    ...

    de Charlie Chaplin, avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Jack Oakie, USA, 1940, 125 min., v.o. sous-titres.fr., noir & blanc.

    En 1938, tandis qu’en Europe, Hitler vient d’annexer l’Autriche, Charlie Chaplin termine, aux États-Unis, le scénario de The Great Dictator qu’il a écrit dans le plus grand secret. Ce sera le premier film parlant du réalisateur britannique ; il sort le 15 octobre 1940 à New York.  Son sujet ? La montée en puissance du nazisme et la menace qu’il fait peser sur nos démocraties et sur la paix mondiale…  
    Si le film est sinistrement prémonitoire, son ton et sa facture s’inscrivent totalement dans le registre de la comédie, où le réalisateur déploie tout son talent : Adenoïd Hynkel, le clone d’Adolf Hitler – qui ne s’est pas gêné de voler la moustache de Charlot – dirige la Tomanie d’une main de fer. Dans ce pays d’Europe centrale, la communauté juive fait office de bouc émissaire du régime despotique de Hynkel et sa clique. Dans le ghetto juif, un barbier amnésique, ressemblant comme deux gouttes d’eau au dictateur, résiste à sa manière…
     

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    Cinéclub | The Great Dictator
    02 Dec
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    de Charlie Chaplin, avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Jack Oakie, USA, 1940, 125 min., v.o. sous-titres.fr., noir & blanc.

    En 1938, tandis qu’en Europe, Hitler vient d’annexer l’Autriche, Charlie Chaplin termine, aux États-Unis, le scénario de The Great Dictator qu’il a écrit dans le plus grand secret. Ce sera le premier film parlant du réalisateur britannique ; il sort le 15 octobre 1940 à New York.  Son sujet ? La montée en puissance du nazisme et la menace qu’il fait peser sur nos démocraties et sur la paix mondiale…  
    Si le film est sinistrement prémonitoire, son ton et sa facture s’inscrivent totalement dans le registre de la comédie, où le réalisateur déploie tout son talent : Adenoïd Hynkel, le clone d’Adolf Hitler – qui ne s’est pas gêné de voler la moustache de Charlot – dirige la Tomanie d’une main de fer. Dans ce pays d’Europe centrale, la communauté juive fait office de bouc émissaire du régime despotique de Hynkel et sa clique. Dans le ghetto juif, un barbier amnésique, ressemblant comme deux gouttes d’eau au dictateur, résiste à sa manière…
     

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    Cinéclub | La Leçon de piano
    03 Feb
    03 Feb
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    de Jane Campion, avec Holly Hunter, Harvey Keitel, Nouvelle-Zélande-Australie-France, 1993, 121 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs.


    Au XIXe siècle, Ada, une jeune femme écossaise, ayant perdu l’usage de la parole, est envoyée avec sa fille en Nouvelle-Zélande pour y partager la vie d’un colon qu’elle n’a jamais rencontré. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, sauf son bien le plus précieux : un piano que finit par acquérir un voisin illettré. Ne pouvant se résoudre à cette perte, Ada accepte le marché proposé par ce dernier…  

    Première Palme d’or obtenue par une réalisatrice, La Leçon de piano de Jane Campion reste une œuvre forte qui explore le désir féminin en lutte avec un système patriarcal et colonial triomphant. 

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    Cinéclub | La Leçon de piano
    03 Feb
    03 Feb
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    de Jane Campion, avec Holly Hunter, Harvey Keitel, Nouvelle-Zélande-Australie-France, 1993, 121 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs.


    Au XIXe siècle, Ada, une jeune femme écossaise, ayant perdu l’usage de la parole, est envoyée avec sa fille en Nouvelle-Zélande pour y partager la vie d’un colon qu’elle n’a jamais rencontré. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, sauf son bien le plus précieux : un piano que finit par acquérir un voisin illettré. Ne pouvant se résoudre à cette perte, Ada accepte le marché proposé par ce dernier…  

    Première Palme d’or obtenue par une réalisatrice, La Leçon de piano de Jane Campion reste une œuvre forte qui explore le désir féminin en lutte avec un système patriarcal et colonial triomphant. 

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    Cinéclub | Her
    17 Feb
    17 Feb
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    de Spike Jonze, avec Joaquin Phoenix, Amy Adams, Scarlett Johansson, USA, 2013, 126 min., v.o. sous-titres.fr, couleurs

    Dans un futur proche, Théodore a perdu sa femme et se sent seul dans un monde technologique et sans émotions. Il travaille dans une dotcom qui rédige des lettres d’amour soi-disant manuscrites…

    Révélé en 1999 avec Being John Malkovich, un film plutôt culotté et très réussi, Spike Jonze n’a, depuis, cessé de nous épater avec Adaptation. ou encore avec Where the wild things are en débarquant toujours là où on ne l’attend pas. Avec ce Her, film d’anticipation dans toute l’excellence du terme, Jonze nous surprend une fois de plus en racontant l’histoire d’un homme qui va tomber amoureux d’un OS (système d’exploitation) basé sur une IA. Inutile de dire que Her, sorti en 2013, est plus que jamais d'actualité puisqu'il donnait, 10 ans avant l'heure, une voix à l'IA, et pas n'importe quelle voix, puisqu'il s'agit de celle de Scarlett Johansson.

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    Cinéclub | Her
    17 Feb
    17 Feb
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    de Spike Jonze, avec Joaquin Phoenix, Amy Adams, Scarlett Johansson, USA, 2013, 126 min., v.o. sous-titres.fr, couleurs

    Dans un futur proche, Théodore a perdu sa femme et se sent seul dans un monde technologique et sans émotions. Il travaille dans une dotcom qui rédige des lettres d’amour soi-disant manuscrites…

    Révélé en 1999 avec Being John Malkovich, un film plutôt culotté et très réussi, Spike Jonze n’a, depuis, cessé de nous épater avec Adaptation. ou encore avec Where the wild things are en débarquant toujours là où on ne l’attend pas. Avec ce Her, film d’anticipation dans toute l’excellence du terme, Jonze nous surprend une fois de plus en racontant l’histoire d’un homme qui va tomber amoureux d’un OS (système d’exploitation) basé sur une IA. Inutile de dire que Her, sorti en 2013, est plus que jamais d'actualité puisqu'il donnait, 10 ans avant l'heure, une voix à l'IA, et pas n'importe quelle voix, puisqu'il s'agit de celle de Scarlett Johansson.

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    Cinéclub | Black Box Diaries
    17 Mar
    17 Mar
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    de Shiori Itō, avec Shiori Itō, JAP, 2024, 102 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs. 

    En 2017, la journaliste japonaise Shiori Itō publie Black Box, un ouvrage dans lequel elle révèle publiquement son agression sexuelle et les nombreux obstacles rencontrés pour ne pas être réduite au silence. Avec Black Box Diaries, documentaire à mi-chemin entre l’enquête et le journal intime filmé, elle prolonge son témoignage en dénonçant les failles d’un système judiciaire encore archaïque et marqué par des logiques patriarcales à l’égard des victimes. Son combat fait d’elle une figure pionnière du mouvement #MeToo au Japon. Malgré son succès à l'international et sa nomination aux Oscars 2024, le film n’a encore jamais été diffusé au Japon. 

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    Cinéclub | Black Box Diaries
    17 Mar
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    de Shiori Itō, avec Shiori Itō, JAP, 2024, 102 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs. 

    En 2017, la journaliste japonaise Shiori Itō publie Black Box, un ouvrage dans lequel elle révèle publiquement son agression sexuelle et les nombreux obstacles rencontrés pour ne pas être réduite au silence. Avec Black Box Diaries, documentaire à mi-chemin entre l’enquête et le journal intime filmé, elle prolonge son témoignage en dénonçant les failles d’un système judiciaire encore archaïque et marqué par des logiques patriarcales à l’égard des victimes. Son combat fait d’elle une figure pionnière du mouvement #MeToo au Japon. Malgré son succès à l'international et sa nomination aux Oscars 2024, le film n’a encore jamais été diffusé au Japon. 

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    Cinéclub | Serpico
    31 Mar
    31 Mar
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    de Sidney Lumet, avec Al Pacino, John Randolph, Jack Kehoe, USA-ITA, 1973, 130 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs.

    À l'heure où les lanceurs d'alerte se font emprisonner (Julian Assange) ou bien partent en exil (Edward Snowden), il est temps de se replonger dans le formidable film de Sidney Lumet, Serpico. En 1973, ce film oscillant entre fiction dramatique, biographie et documentaire, nous proposait de suivre les mésaventures de Frank Serpico, un flic honnête, qui, dans les années 1960-70, décide de dénoncer la corruption généralisée au sein de la police de New York. Malgré les menaces, Frank persiste dans sa quête d'intégrité et de justice et finit par témoigner devant une commission d'enquête.

    Explorant les thèmes de l'intégrité morale, de l'isolement et du prix à payer pour rester fidèle à ses principes, le film permet à Al Pacino de livrer une performance remarquable dans ce portrait sombre et réaliste de la corruption policière et du courage d'un homme seul face au système.

    Du très grand Sidney Lumet avec, notamment, une incroyable scène de fusillade, point culminant du film. 

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    Cinéclub | Serpico
    31 Mar
    31 Mar
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    de Sidney Lumet, avec Al Pacino, John Randolph, Jack Kehoe, USA-ITA, 1973, 130 min. v.o. sous-titres.fr., couleurs.

    À l'heure où les lanceurs d'alerte se font emprisonner (Julian Assange) ou bien partent en exil (Edward Snowden), il est temps de se replonger dans le formidable film de Sidney Lumet, Serpico. En 1973, ce film oscillant entre fiction dramatique, biographie et documentaire, nous proposait de suivre les mésaventures de Frank Serpico, un flic honnête, qui, dans les années 1960-70, décide de dénoncer la corruption généralisée au sein de la police de New York. Malgré les menaces, Frank persiste dans sa quête d'intégrité et de justice et finit par témoigner devant une commission d'enquête.

    Explorant les thèmes de l'intégrité morale, de l'isolement et du prix à payer pour rester fidèle à ses principes, le film permet à Al Pacino de livrer une performance remarquable dans ce portrait sombre et réaliste de la corruption policière et du courage d'un homme seul face au système.

    Du très grand Sidney Lumet avec, notamment, une incroyable scène de fusillade, point culminant du film.