En juillet 2025, la Chambre a adopté une réforme historique de l’assurance-chômage : le droit aux allocations de chômage, autrefois à durée indéterminée, est désormais limité à un maximum de 24 mois. Dans l’esprit de ses promoteurs, la réforme, qui produire ses pleins effets au printemps 2026, vise avant tout à inciter les chômeurs à rechercher plus activement un emploi. Dans l’esprit de ses détracteurs, elle précarise un peu plus encore des travailleurs sans emploi en les éjectant de notre système d’assurance chômage. Faut-il vraiment voir dans cette réforme le signe avant-coureur du démantèlement de protections sociales conquises de haute lutte ? Faut-il craindre qu’elle accroisse les inégalités — entre ménages, entre localités et entre les trois régions, en raison de la réduction de la redistribution au niveau fédéral et de l’accroissement du rôle que les CPAS sont appelés à jouer ? Faut-il, au contraire, saluer le fait que les indemnités de chômage peuvent désormais remplir leur fonction propre d’assurance contre la perte involontaire d’un emploi ?
Intervenants :
Jean Hindriks, Professeur d’économie à l’UCLouvain et Visiting fellow à l’Institut Itinera
Jean-François Neven, Professeur de droit à l’ULB et avocat assistant les organisations syndicales
Modératrice :
Auriane Lamine, Professeure de droit à l’UCLouvain
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